En ville, très nombreux sont les pigeons qui présentent des infirmités importantes aux pattes, alimentant l’idée reçue selon laquelle ils sont porteurs de pathogènes dangereux qui rongent leurs doigts et contribuant ainsi à leur mauvaise réputation.

Mais une étude publiée par une équipe de chercheurs du Centre d’Ecologie et des Sciences de la Conservation (CESCO – Muséum national d’Histoire naturelle/ CNRS/ Sorbonne Université) révèle que ces mutilations (doigts sectionnés, pattes amputées...) sont mécaniques et non le résultat d’une maladie : lorsque les pigeons marchent au sol, des cheveux ou des fils s’enroulent autour de leurs extrémités et finissent par faire un garrot sur le doigt qui se nécrose et tombe. Elle montre notamment que les pigeons sont plus fréquemment mutilés dans les quartiers où la pollution et la densité humaine sont importantes, et en particulier ceux où les salons de coiffures sont nombreux... Les pigeons estropiés ne sont pas dangereux pour l’homme mais sont en fait les victimes des résidus de l’activité urbaine. Une meilleure gestion de nos déchets est nécessaire pour limiter les souffrances imposées à la faune des villes.

RÉFÉRENCE

Urban pigeons loosing toes due to human activities. Frédéric Jiguet, Linda Sunnen, Anne-Caroline Prévot, Karine Princé. Biological Conservation. 12 novembre 2019.
https://doi.org/10.1016/j.biocon.2019.108241


Contacts Presse

Muséum national d’Histoire naturelle

PRESSE [@] MNHN.FR
Flore GOLDHABER : 01 40 79 38 00
Samya RAMDANE : 01 40 79 54 40
Flavia CARILLI : 01 40 79 53 87