Combien y a-t-il d’espèces sur Terre ?

À ce jour, environ 2 millions d’espèces ont été inventoriées mais on estime qu’il en existe entre 8 et 20 millions !

La Terre est un refuge de biodiversité. La biodiversité ne désigne pas seulement celle des espèces (diversité spécifique) mais englobe à la fois une diversité génétique et une diversité des écosystèmes (diversité écosystémique)[1]. Les écosystèmes désignent les interactions entre toutes ces biodiversités.

Face à ce foisonnement, il semblerait presque utopique de prétendre recenser l’intégralité du vivant. Mis à part les grands mammifères qui n’ont plus vraiment de lieu où se cacher, la plupart des espèces restent à découvrir et la tâche n’est pas aisée. En effet, outre le fait que certains milieux naturels nous sont difficiles d’accès, tout un ensemble d’organismes microscopiques demeure, dont une vaste partie reste invisible à l’œil nu.

Ravenala madagascariensis ou Arbre du voyageur (Penang, Malaisie)

CC BY-SA 3.0 CEphoto, Uwe Aranas

Tragocephala variegata Bertoloni, 1849. Insecte. Forêts sèches du Cabo Del Gado (Mozambique)

© MNHN/PNI - X. Desmier
Lotus sacré en gros plan

Lotus sacré (Nelumbo nucifera) - Jardin botanique Val Rahmeh-Menton

© MNHN - A. Iatzoura

Rappelons, par exemple, que la taille moyenne d’un être vivant sur Terre est celle d’une bactérie. « Dans un litre d’eau de mer, on peut trouver jusqu’à 10 milliards de bactéries (la population de la Terre) et 10 à 100 milliards de virus ».[2]

Du côté des animaux, la plus grande biodiversité d'espèces observée se trouve chez les insectes qui représentent les 3/4 des espèces animales connues.

Mais en matière de nombre et de masse, l’espèce animale la plus abondante sur Terre serait la petite crevette du krill (Euphosia superba) : on estime sa population à environ 200 000 milliards d’individus, contre 7,8 milliards d’humains en 2020.[3]

Les vers de terre, les fourmis ou encore d’autres espèces de la faune microscopique rivalisent tout autant avec ce classement.

Les océans sont le milieu encore le plus inexploré de la Terre, à cause de leur immensité d’une part, mais aussi parce qu’il est très difficile pour les humains de l’explorer dans ses profondeurs.

Gastéropode Calpurnus verrucosus - La Planète Revisitée en Papouasie-Nouvelle-Guinée

© MNHN/PNI/IRD - L. Charles

[1] Patrick DE WEVER, Bruno DAVID & Didier NERAUDEAU, Paléobiosphère, Vuibert, 2010, p. 565-571 ; Bruno DAVID, À l’aube de la 6ème extinction, Grasset, 2021, p. 22.

[2] Bruno DAVID, À l’aube de la 6ème extinction, op. cit., p. 23.

[3] Bruno DAVID, À l’aube de la 6ème extinction, op. cit., p. 23.

Article rédigé en avril 2022. Remerciements à Patrick De Wever, géologue, professeur émérite au Muséum national d'Histoire naturelle, pour sa relecture et sa contribution.

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