Le panel photo illustre les différents types de préparation possibles pour une espèce (peaux, squelette, alcool, montage, œufs, tissus) en fonction des objectifs (scientifique ou diffusion des connaissances).


Taxonomie

Nom scientifique Picus viridis
Nom vernaculaire Pic vert
Règne Animal
Embranchement Chordés
Sous-embranchement Vertébrés
Classe Aves
Ordre Piciformes
Famille Picidae
Genre Picus
Espèce viridis
Pays France
Nom de l'auteur Linnaeus, 1758

Le panel de spécimens représente tous les types de préparation ayant des buts scientifiques ou de diffusion des connaissances. Quel que soit le type de préparation, chaque spécimen est rattaché à des informations sur l’état physiologique (masse, présence de gras, mue), d’occurrence spatio-temporelle (localité et date), de statut reproducteur (stade de développement des gonades, organes reproducteurs). Ces données annexes à chaque spécimen peuvent être analysées pour des problématiques plus écologiques.

Les spécimens mis en peaux sont utilisés par les scientifiques pour comprendre la variation morphologique (dimorphisme sexuel ou différences morphologiques plus ou moins marquées entre les individus mâle et femelle d'une même espèce, variation géographique de plumage et de taille) à travers l’aire de distribution de l’organisme. Les demandes de prélèvements sur ces spécimens sont fréquentes et permettent de tester différentes hypothèses, telles que la réduction de la diversité génétique au cours du temps ou l’identification de régions géographiques où les différentes populations hivernent.

Les préparations squelettiques non montées sont utilisées par les archéozoologues pour identifier des restes osseux archéologiques, ou par les paléontologues pour les comparer avec des restes fossiles, voire par les systématiciens qui utilisent les caractères ostéologiques à des fins phylogénétiques (étude des relations de parenté entre êtres vivants).

Les collections d’œufs permettent d’avoir une idée de la forme, de la couleur et de la variabilité des œufs de chaque espèce. Ce type de préparation peut être également utilisé pour étudier la coévolution (transformations qui se produisent au cours de l’évolution entre deux ou plusieurs espèces suite à leurs influences réciproques) entre les parasites de nids, tels que les coucous, et leurs hôtes.

Les spécimens en peau montés sont utilisés dans le cadre de la diffusion des connaissances pour le grand public.

Les spécimens fixés en alcool sont utilisés pour des études d’anatomie fonctionnelle, pour vérifier la présence ou non de certain muscles et leur fonction.

Les collections de tissus sont les plus récentes et correspondent à différents types d’organes (muscle, foie, rein, cerveau, gonades, sang, intestin, poumon) prélevés sur un individu pour différents types d’études génétiques :

  • différenciation génétique des populations, relations de parenté entres taxons (regroupant tous les organismes vivants possédant en commun certains caractères bien définis),
  • expression différentielle de certains gènes en fonction des organes, taxons et/ou des environnements,
  • présence de pathogènes (virus, parasites sanguins).

Les techniques de biologie moléculaire permettent aujourd’hui de séquencer des génomes complets (ensemble du matériel génétique d'un individu ou d'une espèce), permettant de faire ainsi le lien entre génotype (ensemble ou partie de l'information/composition génétique d'un individu) et phénotype (ensemble des caractères observables d'un individu).

Autres spécimens de la collection