Ce spécimen est le type et l’unique spécimen connu de l’espèce Homoioptera gigantea : un insecte géant, herbivore et pourvu de trois paires d’ailes !


Taxonomie

Nom scientifique Homoioptera gigantea Agnus, 1902
Règne Animal
Embranchement Arthropodes
Classe Insectes
Ordre Palaeodictyoptera
Famille Homoiopteridae
Genre Homoioptera
Espèce gigantea
Ère géologique Paléozoïque
Période géologique Carbonifère
Date de récolte Fin du XIXe siècle
Pays France
Région Auvergne
Localité Commentry
Nom de l'auteur Agnus, 1902

Comme Sphecoptera brongniarti et les autres représentants du large groupe éteint des Paléodictyoptéroïdes il possédait un rostre lui permettant de percer des tissus de plantes et d’accéder à la sève dont il se nourrissait. Des traces de ce type d’attaque ont été retrouvées dans des tissus fossilisés de fougères arborescentes contemporaines.

Comme plusieurs autres représentants du groupe des Paléodictyoptères (appartenant aux Paléodictyoptéroïdes), Homoioptera gigantea possède une paire d’aile sur le premier segment du thorax (qui en comporte trois). Une aile de cette première paire (dite « prothoracique »), nettement plus courte que l’aile de la seconde paire (dite « mésothoracique ») et de forme triangulaire, est bien visible sur le spécimen présenté. Aucun insecte actuel ne possède d’ailes sur ce segment, sauf dans de rares cas tératologiques. Cette découverte a très tôt amené les scientifiques à imaginer les représentants du groupe souche des insectes ailés pourvus de trois paires d’ailes (pro-, méso- et métathoraciques) toutes de taille réduite. Cette hypothèse n’a toujours pas pu être vérifiée, les fossiles restant à découvrir.

Les lignées actuelles auraient toutes perdu la première paire d’ailes, qui n’auraient été maintenue que chez quelques lignées, comme celle d’Homoioptera gigantea.

L’espèce est aussi remarquable par sa taille : son envergure était d’environ 40 cm. Comme chez ses proches parentes, les ailes méso- et métathoraciques de cette espèce étaient probablement larges (en particulier les dernières, ici non préservées), et se superposaient partiellement. Elles formaient une large surface portante, mais cette configuration obligeait l’insecte à actionner ses ailes en phase. On imagine donc Homoioptera gigantea comme un insecte essentiellement planeur, protégé des prédateurs par sa grande taille.


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