La collection des roches endogènes du Muséum constitue un inventaire des roches formées à l’intérieur de la Terre. Elles sont représentatives des roches magmatiques plutoniques ou volcaniques, formées à partir de la solidification de matériaux terrestres préalablement entrés en fusion (magmas) et de tout type de roches modifiées sous l’effet des températures et des pressions régnant à l’intérieur de la Terre (roches métamorphiques).


Du fait de l’historique des collections de sciences de la terre au Muséum national d'Histoire naturelle,  un certain nombre d’échantillons de roches endogènes se trouvent toujours dans la collection de géologie générale.

Présentation / Histoire
La collection de roches endogènes comprend près de 24 000 spécimens auxquels sont associés, pour un certain nombre d’entre eux, des plaques minces pour l’observation au microscope, des analyses chimiques et une importante documentation scientifique.
C’est Alfred Lacroix, professeur de la chaire minéralogie au Muséum national d’Histoire naturelle de 1893 à 1936, qui rassembla cette collection, en partie en sélectionnant des échantillons dans la collection des roches exogènes. Elle lui servit à établir une des premières classifications des roches magmatiques suivant des critères modernes (texture, composition minéralogique et chimique des roches) et à illustrer de nombreux phénomènes géologiques (déformation des roches, effet de la foudre, altération des roches, éruptions de la Montagne Pelée). Viennent s’ajouter à ce premier ensemble des spécimens de roches rassemblés dans la première moitié du XIXe siècle. La collection de roches endogènes est, en particulier, dépositaire de la collection de F. S. Beudant (1787-1850).
Des spécimens choisis pour leur attrait esthétique ou leur intérêt pédagogique et longtemps exposés en Galerie de Géologie et de Minéralogie viennent compléter la collection.

Prise dans sa totalité, la collection présente un grand intérêt patrimonial historique et scientifique. Elle constitue un inventaire pétrographique unique de la diversité des roches de France et de l'ancien empire colonial français (Madagascar, Afrique de l’Ouest, Asie).

Activités
Cette collection reste un support pour la recherche scientifique, notamment par la présence de nombres roches rares ou actuellement inaccessibles (gisements disparus). Son intérêt pour l’Histoire des Sciences est indéniable. Associée à une iconographie importante, la collection de roches endogènes est accessible à tout public sur demande.