Cette météorite de fer et de nickel, échantillonnant probablement le noyau d’un astéroïde détruit, présente une belle inclusion de troïlite (sulfure de fer) et des figures de Widmanstätten formées au cours d’un refroidissement qui a duré des millions d’années.


Taxonomie

Nom d'usage Météorite de Mount Edith
Classe Octaédrite IIIAB
Poids de l'échantillon 327 g (326 kg au total)
Dimensions 13,3 x 10, 5 cm (tranche)
Date de fabrication/récolte 1913 (trouvaille)
Pays Australie
Région Ashburton District, Western Australia

Une première masse de 161 kg a été découverte par James Bourke à 80 km d’Onslow, à proximité de Mount Edith en 1913. Une autre masse de 165 kg est ensuite découverte.

Le Musée de Perth (Australie) en conserve l’essentiel. Cette météorite se compose principalement de fer et de nickel. Elle est un fragment du cœur métallique d’un astéroïde dont la partie externe riche en silicates a été détruite par des collisions avec d’autres astéroïdes au cours des temps géologiques.

Cet astéroïde avait adopté cette structure dite différenciée (le noyau est métallique ; le manteau et la croûte sont silicatés) très tôt dans l’histoire du système solaire. L’inclusion (visible sur le côté gauche de la photographie) est de la troilite, un sulfure de fer qui s’est formé en même temps que l’alliage de fer-nickel. Les structures dites de Widmanstätten visibles dans l’ensemble de la tranche de météorite correspondent à des variations de la teneur en nickel du métal. Leur développement extensif est le résultat du refroidissement très lent de la météorite dans les profondeurs du cœur de son astéroïde parent.

Il a fallu des millions d’années pour les former. De telles structures sont apparentes dans la majorité des météorites de fer, on peut les révéler grâce à une légère attaque acide. Leur étude ainsi que celle des autres propriétés des météorites de fer permettent de préciser les conditions de la formation des cœurs métalliques des gros astéroïdes et des planètes.

L’étude de ces météorites est ainsi une façon indirecte d’étudier le noyau de la planète Terre auquel nous n’avons pas accès.


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