Ce spécimen fût récolté en 1974 au large de la Caroline du Nord lors de la campagne du R.V. Eastward avec deux autres espèces de tardigrades. Il appartient à une espèce de tardigrade de la sous-famille des Tanarctinées, décrite en 1980 par Jeanne Renaud-Mornant*.


Identité du spécimen de collection

Nom scientifique Tanarctus gracilis
Nom d'usage Ours d’eau
Règne Animal
Phylum Tardigrades
Classe Hétérotardigrades
Ordre Arthrotardigrades
Famille Halechiniscidées
Sous-Famille Tanarctinées
Taille (H x L x l) cm microscopique
Pays USA
Etat Caroline du Nord
Date de récolte 1974

Jeanne Renaud Mornant (1925-2012) a décrit de nombreuses espèces de la méiofaune telles que des mystacocarides, des gastrotriches et un nombre impressionnant de tardigrades qu’elle a légués au Muséum.

Les tardigrades sont de petits métazoaires vivant dans les interstices des sols et des sédiments ainsi que dans les mousses. Ils ont été observés pour la première fois en 1771 par Johann August Ephraim Goeze (1731-1793) et appelés Kleiner Wasserbär. Ils ont ensuite été observés et décrits par Lazzaro Spallanzani (1725-1794) en 1773 et appelés Tardigrada ce qui signifie marcheur lent.

Spallanzani a longuement étudié l’une de leurs particularités les plus étonnantes : leur résistance extrême à différents stress. Il dit en effet de ces organismes qu’il est possible de « les tuer et ressusciter à son gré ». Grâce aux mécanismes encore méconnus de cryptobiose, ils sont capables résister à des conditions très extrêmes comme des températures allant de - 272°C à 100°C, le vide spatial, ou encore les rayonnements UV et X. Dans, Opuscules de physique animale et végétale, Spallanzani écrit en 1787 à ce propos « Les phénomènes de la mort, quand il manque d’eau et, la résurrection quand on lui en donne de la nouvelle, sont précisément les mêmes que dans le Rotifère ; le mouvement se perd chez lui peu à peu, les jambes se retirent et rentrent dans son corps, il se rapetisse beaucoup, se sèche tout à fait et prend [une] forme globuleuse. Le contraire de ce que je viens de raconter arrive quand le Tardigrade reprend la vie… »

Notes

* Renaud-Mornat, 1980, Bull. Mus. Natn. Hist. Nat, 4e sér, 2, section A, n°1 : 129 :141.


Autres spécimens de la collection

  • Loricifère © MNHN

    Loricifère

    Découvert il y a seulement une trentaine d’années par Reinhardt Kristensen, l’embranchement des Loricifères reste, encore aujourd'hui, peu connu.

  • Dragon des vases © MNHN

    Dragon des vases

    Ce spécimen a fait l’objet, avec plusieurs autres espèces de Kinorhynches, d’un don de Fernando Pardos au Muséum, effectué en 2015 suite à une visite dans le