Échinoderme à l’allure singulière, Neogymnocrinus richeri est un crinoïde pédoncule, découvert en 1986 au large de la Nouvelle-Calédonie. Outre sa morphologie caractéristique, cet animal présente un fort intérêt pour la pharmacopée.


Taxonomie

Nom scientifique Neogymnocrinus richeri
Règne Animal
Embranchement Échinodermes
Classe Crinoïdes
Ordre Cyrtocrinida
Famille Sclerocrinidae
Genre Neogymnocrinus
Espèce richeri
Date de récolte 1986
Pays Nouvelle-Calédonie

Cet organisme singulier a été récolté en 1986, lors de la campagne Chalcal 2, sur un guyot de la ride de Norfolk, au large de la Nouvelle-Calédonie. Cette espèce a été décrite en 1987 par une équipe de scientifiques lyonnais. Il s’agit d'un représentant d’un crinoïde pédonculé (échinoderme) appartenant à l’ordre des Cyrtocrinida.

Cet animal se caractérise par une morphologie très particulière avec une couronne de bras dissymétrique et un pédoncule très court, fortement calcifié, qui permet de le maintenir fixer au substrat. Ses bras, qui lui permettent de capter les particules en suspension dans l’eau, ont la capacité de s’enrouler comme un poing. La morphologie des ossicules qui constituent la base des bras est unique. En effet, certains de ces ossicules ressemblent à un anneau, d’autres présentent une importante extension. Cet animal présente les mêmes caractéristiques morphologiques que celles d’animaux éteints depuis le milieu du Crétacé, raison pour laquelle cet organisme a été désigné comme une forme panchronique.

Ces animaux grégaires, adeptes des courants marins modérés, vivent sur des substrats durs. Depuis, de nombreux spécimens ont été découverts sur différents monts sous-marin Indo-Ouest Pacifique et ont permis la découverte d'un nouveau groupe de molécules pigmentaires, les gymnochromes. Ce sont les premières molécules inhibant en laboratoire la réplication du virus de la dengue, infection transmise par les moustiques. Cette espèce a également fait l’objet de l’édition d’un timbre.

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