Les Échinodermes vivent exclusivement dans les eaux marines et à toutes les profondeurs. Il s’agit d’un groupe très original d’animaux dont les adultes ont un squelette interne composé de plaques de calcite et un plan de symétrie pentaradiée (d'ordre 5). Les représentants les plus connus sont les oursins et les étoiles de mer.


Présentation
La collection d'Échinodermes du Muséum est principalement une collection scientifique. Les échantillons sont conservés pour partie à sec, pour partie en alcool. Certains spécimens d'holothuries se présentent sous forme de préparations microscopiques sur lames (environ 5 000 lames). Le nombre d'échantillons est estimé à 500 000, dont 0,4 % de types. Les échinodermes ont été récoltés dans tous les océans, à toutes les latitudes. Le plus grand nombre de spécimens provient de la région indo-ouest-Pacifique et de l’océan Austral.

Actuellement, seul un fichier sur papier est consultable sur place. Chaque fiche contient le nom de genre, de l'espèce, de l'auteur, le numéro d'inventaire, le lieu et l'année de récolte, quelquefois les publications. Depuis 2009, tous les nouveaux spécimens ont été informatisés, l’informatisation des fiches s’effectue petit à petit. L’ensemble de la collection de lames a été informatisée et est accessible sur le site. Une bibliothèque "Échinodermes" est accessible aux chercheurs.

Historique
Jean-Baptiste de Lamarck a été l'un des premiers à constituer vraiment la collection d'Échinodermes. L'un des plus anciens spécimens est un Crinoïde pédonculé récolté et déterminé par Guettard en 1761. Les principaux scientifiques qui ont participé à l'élaboration de cette collection sont Jean-Baptiste de Lamarck, Blainville, Alcide d'Orbigny, Herouard, Koehler, Perrier, Valenciennes et, plus récemment, G. Cherbonnier qui a redynamisé cette collection. Les principaux voyageurs ont été Cotteau, Quoy et Gaimart, Lesueur et Péron, Wyville-Thomson. Actuellement, cette collection est consultée par de nombreux scientifiques. Les campagnes océanographiques récentes (de 1960 à nos jours) l'ont considérablement enrichie et elle s'avère exceptionnelle par sa diversité et son importance.

Activités
L'activité principale de la collection est centrée sur la systématique (morphologie, génétique, ontogenèse), mais aussi sur l'écologie, la biogéographie et la phylobiogéographie. Les Échinides ont été utilisés pour des études de pollution. Certains échinodermes sont également exploités dans les études biomédicales.
L'accroissement des collections est permanent et les principales acquisitions proviennent des campagnes océanographiques françaises ou étrangères. La collection fait d'ailleurs l'objet de collaborations : IRD, TAAF (Terres australes antarctiques françaises) et Ifremer, notamment.
De très nombreux scientifiques français et étrangers viennent travailler sur la collection. Des prêts ont également lieu vers les différents muséums étrangers et les grandes institutions étrangères.

Contact
Marc Eléaume, responsable de la collection des Échinodermes
eleaume@mnhn.fr