La collection animalière de la Haute-Touche avait pour but premier la conservation et la protection des cervidés. Elle est aujourd’hui composée de 120 espèces d’animaux différents et s’est pourvue en 2000 d’un laboratoire de recherche sur la reproduction des animaux. 


Présentation / Histoire
Le domaine de la Haute-Touche était une ferme dépendante du château d’Azay le Ferron, léguée au Muséum en 1958. À l’initiative du professeur Nouvel, le Muséum conçoit alors le Parc de la Haute-Touche comme un centre de reproduction de la faune sauvage, annexe du Parc Zoologique de Paris et de la Ménagerie du Jardin des Plantes. Ce vaste domaine s’étend alors sur plus de 400 hectares de forêts et de prairies et la collection se concentre sur les cervidés.

En 1980, le parc est ouvert, à l’occasion de l’arrivée des bisons d’Europe, cadeau diplomatique du gouvernement polonais au président Giscard d’Estaing. En 1988, le Professeur Legendre, nommé à la direction de la Haute-Touche, apporte une conception nouvelle à la gestion du parc avec l’idée majeure de promouvoir la vocation touristique de l’établissement. De nouveaux aménagements sont réalisés comme des observatoires, la diversification des espèces présentées, de nouvelles structures d’accueil. En 1998, le parc devient l’Espace Animalier de la Haute-Touche et la collection s’enrichit de carnivores et de primates ainsi que de nombreux oiseaux. En 1999, les zones "Afrique" et "Madagascar" voient le jour avec notamment un plan d’eau de 3 hectares et 7 îles consacrées à la présentation de primates. En 2000, grâce à l’obtention de financements régionaux, un laboratoire de recherche spécialisé dans les biotechnologies de la reproduction d’espèces animales sauvages est inauguré. 

Aujourd’hui, plus de mille animaux appartenant à 120 espèces sont présentés dans de vastes enclos naturels. Certains animaux appartiennent à la grande faune européenne (bouquetins des Alpes, bisons, lynx loups, sangliers, cerfs et chevreuils) et d’autres à une faune sauvage plus exotique (lémuriens, tigres, dholes, guépards, babouins et diverses espèces oiseaux).

Activités
Seul établissement zoologique ayant le statut de laboratoire de recherche, la Réserve de la Haute-Touche contribue à une meilleure connaissance de la faune sauvage et à sa conservation. L’équipe de chercheurs est spécialisée dans les techniques de reproduction assistée appliquées aux espèces sauvages dans l’objectif de contribuer à la conservation d’espèces menacées. Cryoconservation, insémination artificielle, fécondation in vitro sont les principales techniques employées au service de la préservation de la biodiversité animale.

De nombreux autres travaux sont également développés dans les domaines de l’éthologie, des sciences vétérinaires ou encore de l’archéozoologie. Les études sont conduites en partenariat avec l’INRA, les universités et les écoles vétérinaires.

Au sein de la collection une quarantaine d’espèces sont élevées dans le cadre de programmes internationaux d’élevage coordonnés par l’Association Européenne des parcs Zoologiques et des Aquariums (EAZA). Des espèces françaises sont concernées comme la cistude d’Europe (tortue aquatique) et l’outarde canepetière (oiseau migrateur originaire du centre ouest de la France).