Appelée aussi tortue éléphantine, la tortue des Seychelles est la plus grosse des tortues terrestres. Elle détient aussi le record de longévité en dépassant allègrement 150 ans !


Fiche d'identité

Nom vernaculaire Tortue des Seychelles
Nom scientifique Dipsochelys elephantina

Taxonomie

Classe Sauropsides
Ordre Testudines
Famille Testudinidés
Genre Dipsochelys
Espèce gigantea

Informations détaillées

Durée de vie 150 ans
Taille et Poids 1,20 m de long, 350 kg
Incubation ~3 mois, ~10 œufs
Habitat naturel prairies herbeuses, mangroves, dune
Régime alimentaire herbes, feuilles, rameaux…
Région d'origine Aldabra (Seychelles)

En raison de la fermeture pour rénovation de la galerie des reptiles, les tortues des Seychelles ont quitté la Ménagerie pour l'hiver. Elles seront de retour en avril 2020.

 

CONSERVATION

On estime la population à 150 000 tortues dont 100 000 vivent sur Aldabra où elles ne rencontrent aucun prédateur. Cette surpopulation a un impact sur la végétation mais il existerait une régulation naturelle des naissances.

MODE DE VIE

Les tortues des Seychelles sont solitaires mais se regroupent dans les zones ouvertes pour se nourrir. Aux heures les plus chaudes, elles se réfugient dans les mares boueuses ou à l’ombre des arbustes. Elles vivent dans un milieu aride où l’eau douce est rare. Durant la saison sèche, elles se contentent de l’eau contenue dans les végétaux qu’elles mangent. Quand arrivent les pluies, elles boivent dans les flaques par les narines !
La saison de reproduction s’étend de février à mai. La femelle pond dans un trou dans le sol qu’elle rebouche avant de s’éloigner pour ne pas y revenir. Les œufs éclosent 3 à 7 mois après la ponte. La durée de l'incubation varie avec les températures extérieures. Les nouveau-nés mesurent environ 6 cm pour un poids moyen de 45 g. La maturité sexuelle est atteinte vers 20-25 ans !

SIGNES DISTINCTIFS

La tortue des Seychelles est un peu plus imposante que la tortue des Galápagos ; les mâles sont 20 à 30 % plus gros que les femelles. Avec son long cou, elle peut atteindre des branches à un mètre de hauteur. Comme toutes les tortues, elle n’a pas de dents mais un bec très acéré qui coupe les végétaux.

ANECDOTE

Dès le XVIIè siècle, elle a constitué une ressource en viande pour les marins qui accostaient aux Seychelles. Elle a failli disparaître au XIXè siècle ; on ne la trouvait plus alors que sur l’atoll d’Aldabra, difficilement accessible, et aujourd'hui classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Grâce à sa réintroduction dans d’autres îles de l'archipel des Mascareignes, ses populations sont désormais importantes.

Autres spécimens de la collection

  • Jeune vigogne © MNHN - E. Baril

    Vigogne

    Longtemps chassée pour sa laine particulièrement fine, la vigogne est aujourd’hui protégée.

  • Kangourou géant © MNHN

    Kangourou géant

    Contrairement à d’autres espèces, le kangourou géant n’est pas en danger : sa population est stable en raison de la diminution de ses prédateurs, les dingos.