Seul représentant de sa famille, les Ailuridés, le panda roux, Ailurus fulgens, est un carnivore au régime végétarien ! La fragmentation de son habitat est la principale menace pour cette espèce dont les effectifs sont en diminution.


Identité du spécimen de collection

Classe Mammifères
Ordre Carnivores
Famille Ailuridés
Genre Ailurus
Espèce fulgens

MODE DE VIE

Les pandas roux sont arboricoles, ils ne descendent à terre que pour changer d’arbre ! De mœurs nocturnes, ils mènent une vie solitaire, et bien que les territoires des mâles et des femelles peuvent se chevaucher, les couples ne se rencontrent et ne se forment que le temps de l’accouplement. La femelle met au monde ses petits, généralement deux, à l’abri dans un trou d’arbre ou dans une tanière. À la naissance ils ne mesurent pas plus de 6 centimètres et pèsent une centaine de grammes. Ils ouvriront leurs yeux au bout de 18 jours et feront leurs premiers pas à l’extérieur vers 3 mois. Ils resteront auprès de leur mère pendant une année.

SIGNES DISTINCTIFS

Le panda roux, comme son nom l’indique, a un pelage roux sur le dos et les flancs, noir sur le ventre et les pattes, tandis que son museau, ses sourcils et ses joues et ses oreilles sont blancs. Sa longue queue touffue et annelée sert de balancier, des griffes puissantes et semi-rétractiles lui permettent de descendre des arbres la tête la première et des poils entre les coussinets de ses pattes le protègent du froid.
L’essentiel de son alimentation est composé de bambou, le plus souvent de pousses plus faciles à digérer que les feuilles. Comme le panda géant, il peut les saisir grâce à un « faux pouce » qui n’est en fait qu’un os du poignet très développé.

ANECDOTE

Le panda roux, ou petit panda, a successivement été classé avec les ratons-laveurs puis, comme le panda géant, avec les ours. Les recherches en génétique moléculaire ont montré qu’il était le seul représentant de la famille des Ailuridés. Le nom de « Panda » serait dérivé d’un mot népalais signifiant « mangeur de bambou ».
Les aires protégées ne couvrent qu’environ un tiers de son aire de répartition. S’il a longtemps été chassé pour sa fourrure, la déforestation reste aujourd’hui la plus grande menace : en fragmentant le territoire, elle isole les populations ce qui augmente le risque de consanguinité. Les populations sont en baisse, on estime qu’il resterait moins de 10 000 individus dans la nature. De nombreux parcs zoologiques à travers le monde participent aux plans d’élevage et les naissances y sont fréquentes.

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