Perroquet atypique, le kéa vit dans les forêts d’altitude du sud de la Nouvelle-Zélande.


Fiche d'identité

Nom vernaculaire Kéa
Nom scientifique Nestor notabilis

Taxonomie

Classe Sauropsides
Ordre Psittaciformes
Famille Strigopidés
Genre Nestor
Espèce notabilis

Informations détaillées

Durée de vie 40 ans
Taille et Poids 48 cm de long ; 90 cm d‘envergure ; 1 kg maximum
Incubation 21 jours, 2 à 5 œufs
Habitat naturel forêts d'altitude jusqu’à 2 400 m d’altitude, vallées escarpées
Régime alimentaire graines, feuilles, bourgeons, insectes, larves, souris, oiseaux, charognes
Région d'origine Nouvelle-Zélande

MODE DE VIE

Grégaires, les kéas forment des groupes hiérarchisés pouvant rassembler jusqu'à 30 à 40 individus, dans lesquels les mâles se constituent des harems d’environ 4 femelles. Celles-ci nichent au sol, dans des crevasses ou sous des branchages. Elles ne quittent pas le nid le temps de l’incubation et sont nourries par le mâle. La mortalité des jeunes est importante : environ 40 % meurent durant leur première année. Les kéas communiquent entre eux par toutes sortes de vocalises, de postures et en gonflant les plumes de la tête.

SIGNES DISTINCTIFS

Son plumage vert bronze s’illumine de rouge écarlate quand il ouvre les ailes ! Les femelles sont environ 20 % moins imposantes que les mâles.
Avec son long bec crochu, le kéa peut déterrer des larves, dénicher les jeunes puffins, oiseaux qui nichent dans des terriers, et ne rechigne pas à se délecter de charognes !

ANECDOTE

Curieux, joueurs et peu craintifs, on les rencontre souvent près des habitations et des lieux touristiques où ils peuvent causer des dégâts, par exemple en démontant les pare-brise ! S'adaptant très bien aux implantations humaines, ils ont longtemps été persécutés par les fermiers qui, moyennant une compensation financière de l'État, ont renoncé à les exterminer depuis les années 1970. Ils sont parfois victimes de la pollution, notamment par ingestion de plomb, et entrent en compétition avec des mammifères introduits. On estime la population, qui continue à décliner, à environ 5 000 individus.

Autres spécimens de la collection

  • Jeune vigogne © MNHN - E. Baril

    Vigogne

    Longtemps chassée pour sa laine particulièrement fine, la vigogne est aujourd’hui protégée.

  • Kangourou géant © MNHN

    Kangourou géant

    Contrairement à d’autres espèces, le kangourou géant n’est pas en danger : sa population est stable en raison de la diminution de ses prédateurs, les dingos.