Ce petit cheval dont les proches cousins ornaient, entre 30 000 et 9 000 ans avant notre ère, les parois des grottes préhistoriques d’Europe, partage un ancêtre commun avec nos chevaux domestiques.


Identité du spécimen de collection

Classe Mammifères
Ordre Périssodactyles
Famille Equidés
Genre Equus
Espèce ferus
Sous-espèce przewalskii

MODE DE VIE

Les chevaux de Przewalski vivent en petits clans familiaux composés d’un étalon adulte, d’une à trois juments et de leur progéniture ; les jeunes mâles qui n’ont pas pu se constituer un harem se regroupent et respectent quelques règles imposées par leur hiérarchie : le dominant sera le premier à accéder au point d’eau ou aux herbes à haute valeur nutritive.

Dès leur plus jeune âge, les chevaux apprennent le respect de cette hiérarchie par des jeux simulant des combats (ruades, morsures, poursuites…). Bien que grégaires, les chevaux respectent une distance individuelle entre eux : franchir cet espace est perçu comme une agression et peut entraîner des affrontements plus ou moins violents. Néanmoins le groupe reste toujours en contact car trop s’éloigner les uns des autres peut mettre les chevaux en danger face à d’éventuels prédateurs.

SIGNES DISTINCTIFS

Le cheval de Przewalski se reconnaît à sa petite taille, sa robe isabelle, une raie de mulet, une tête assez grosse, une épaisse encolure et une crinière courte et dressée, sans toupet entre les oreilles !
Il possède 66 chromosomes alors que les chevaux domestiques en ont 64 !
L’homme n’a jamais réussi à domestiquer cet équidé au tempérament fougueux.

ANECDOTE

On pensait que ce cheval avait disparu, jusqu’à sa « redécouverte » par un explorateur russe, le colonel Przewalski, en 1879. La compétition avec les espèces domestiques, la chasse… entraînent son extinction dans la nature à la fin des années 60. Au début du XXe siècle, après une capture épique dans leur milieu naturel, quelques dizaines de chevaux arrivèrent dans les zoos. Trois d’entre eux viendront à la ménagerie l’un dès1 902 puis deux en 1906. En dépit de l'effondrement démographique subi par les chevaux de Przewalski dans la nature et la consanguinité des individus actuels, leur génome conserve une diversité étonnante. Grâce à la mise en place de programmes d’élevage internationaux, on compte aujourd’hui plus de 1 500 chevaux dans les zoos et de nombreuses réserves. Depuis le début des années 90, des réintroductions dans plusieurs sites ont permis que plus de 300 chevaux parcourent à nouveau les steppes mongoles. De nombreux élevages en semi-liberté, notamment en Lozère ou en Hongrie, préparent des groupes aux conditions qu’ils auront à affronter dans leur milieu d’origine. Deux des établissements du Muséum, la Ménagerie du Jardin des Plantes et la Réserve de la Haute-Touche dans l’Indre participent activement à la protection de cette espèce emblématique.

Après avoir été déclaré éteint dans la nature en 1996, il a été reclassé « En Danger critique » en 2008 puis seulement « En Danger » en 2011 après avoir été réintroduit avec succès. Menaces : Compétition avec le bétail, dégradation de l’habitat, hybridation avec les chevaux domestiques

Autres spécimens de la collection

  • Phasme (Heteropteryx dilatata) © MNHN – FG Grandin

    Phasme

    Chez le phasme géant, Heteropteryx dilatata, le mâle ressemble à une brindille tandis que la femelle, plus grande et de couleur verte, se confond av

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