Jardin botanique riche de quatre siècles d’aventures scientifiques, le Jardin des Plantes est le cœur historique du Muséum national d’Histoire naturelle. À la pointe de la recherche et témoin vivant de l’histoire... ce jardin de science a pour vocation de réunir des collections végétales, de les étudier et de les présenter au public.


Présentation

À travers ses espaces plantés, arbres remarquables, statues et allées, le Jardin des Plantes offre au visiteur un cadre de promenade varié et préservé, dissimulant des recoins mystérieux et tranquilles. Il permet de suivre, au rythme des saisons, les cycles naturels des végétaux, croissance, floraisons et fructifications.

Néophytes et amateurs peuvent y observer des milliers d’espèces et de variétés de végétaux rares ou communs en parcourant ses onze jardins, présentant chacun une thématique et une ambiance particulière.

  • Les Carrés de la perspective : arbustes et plantes ornementales saisonnières dont les massifs sont replantés deux fois par an
  • Le Jardin des plantes ressources : plantes sauvages et horticoles présentées selon leurs divers usages par l'Homme
  • L’École de Botanique : la diversité des plantes des régions tempérées organisées selon la classification scientifique
  • Le Jardin alpin : plantes montagnardes regroupées par origines biogéographiques
  • Le Jardin écologique : présentation des groupements végétaux d'Île-de-France
  • Les Grandes Serres : plantes tropicales et subtropicales représentant les forêts humides, les milieux arides, la flore de Nouvelle-Calédonie... ou disposées pour évoquer les étapes de l'évolution des végétaux
  • Le Jardin de roses et de roches : roseraie et collection de minéraux
  • Le Jardin des pivoines : collection de pivoines japonaises et de magnolias
  • Le Jardin des abeilles et des oiseaux : réserve de biodiversité naturelle
  • Le Labyrinthe : arbres et arbustes, dont de nombreux spécimens historiques
  • Le Jardin des iris et des plantes vivaces : collection ornementale de plantes vivaces horticoles

Des plantes par milliers

  • 8 500 espèces et variétés : plantes sauvages de différents milieux naturels et variétés horticoles
  • 2 000 arbres dont des arbres remarquables plantés par les naturalistes depuis le XVIIe siècle
  • 2 500 arbustes
  • 8 500 plantes herbacées pérennes
  • 2 000 plantes de serres
  • 80 000 plantes saisonnières

De grands espaces : 19 hectares

  • Carrés de la perspective : 2,5 hectares entre les statues de Lamarck, côté Seine, et de Buffon, côté Grande Galerie de l’Évolution
  • Jardin alpin : 4 000 m2
  • Jardin écologique : 10 000 m2
  • École de botanique : 9 500 m²
  • Jardin des iris et des plantes vivaces : 1 500 m2

Près de 500 mètres d’allées (entre l’entrée Valhubert côté Seine et la Grande Galerie de l’Évolution)

La Banque de graines

La Banque de graines est une collection de semences vivantes au service du jardin et de la recherche. Stockées en chambre froide et congélateurs, leur capacité germinative est conservée pour plusieurs dizaines d’années. Elle comprend trois collections.

La collection active « nature » (près de 10 000 échantillons) est constituée de semences récoltées en nature dans différentes régions de France. Elle sert à l’enrichissement du jardin et aux échanges dans le réseau des jardins botaniques par l’intermédiaire d’un petit catalogue édité chaque année appelé « index seminum ».

La collection active « jardin » (2 500 espèces/an) comprend des semences récoltées dans différents secteurs du Jardin des Plantes et sur les porte-graines en culture à la graineterie. Elles servent à reconstituer les stocks et à produire de jeunes plantes pour le Jardin.

La collection Ensconet (4 137 échantillons conservés depuis 2006) concerne des espèces sauvages de la flore de France, sélectionnées pour une conservation à long terme dans le cadre du programme européen Ensconet de sauvegarde de la diversité de la flore d’Europe.

Index seminum de Paris

Contact : graine [@] mnhn.fr

Pour en savoir plus sur la séminothèque du Jardin des Plantes


Historique

1635 – Édit royal du roi Louis XIII créant le Jardin royal des plantes médicinales entre la Bièvre et l’actuelle rue Geoffroy Saint-Hilaire

1640 – Ouverture du Jardin royal après son aménagement et son ensemencement ; il propose un enseignement gratuit et en français (non en latin) en botanique, chimie et anatomie

1739 – Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon, est nommé intendant du jardin, fonction qu’il occupera jusqu’à sa mort en 1788

1793 – Un décret de la Convention donne naissance au Muséum d’histoire naturelle ; le jardin prend le nom de Jardin des Plantes

1822 – Création de la graineterie à l'initiative d'André Thouin, directeur de la Chaire d'Agriculture et culture des jardins

1834 et 1836 – Construction des deux serres carrées par Charles Rohault de Fleury, architecte du Muséum : la serre de Nouvelle-Calédonie (ancienne serre mexicaine) et la serre de l’Histoire des plantes (ancienne serre australienne)

1931 à 1936 – Création du Jardin alpin

1935 et 1936 – Construction de la serre des forêts tropicales humides (ancien jardin d’hiver)

1938 – Création du Jardin écologique

1964 – Création du Jardin des iris et des vivaces

1990 – Plantation de la roseraie

2010 – Réouvertures des grandes serres du Jardin des Plantes, après rénovation

2010 – Réaménagement de l’École de botanique


Activités

Toutes les plantes du Jardin des Plantes sont étiquetées et enregistrées dans une base de données. On connaît leur provenance, leur identité botanique, et on les suit leur vie durant.

Elles sont rassemblées en jardins et collections selon des critères scientifiques ou pour les besoins de la diffusion des connaissances. Ainsi, dans l’École de botanique, à l'usage des étudiants, les plantes sont présentées selon la classification scientifique des végétaux la plus actuelle. Dans les Grandes Serres, au Jardin alpin et au Jardin écologique, les plantes sont présentées dans des aménagements reconstituant leurs milieux naturels d'origine (rocailles, prairies, forêts...), l'occasion d'expliquer leurs adaptations étonnantes et de sensibiliser le public à la flore et à sa protection.

Toutes ces présentation permettent aux visiteurs de découvrir de près des plantes que peu de personnes ont l’occasion d’observer dans la nature puisqu’elles proviennent souvent de contrées peu accessibles ou lointaines !

Les plantes sont de préférence issues de populations naturelles ou de lignées d'origine sauvage. C’est le cas de nombreux arbres historiques du Jardin des Plantes qui sont arrivés sous forme de graines récoltées dans la nature : beaucoup d'entre eux constituent les premières introductions en Occident de leurs espèces. De même, quantité de plantes sont produites chaque année pour enrichir les collections du Jardin : à la graineterie pour les plantes vivaces et aux serres horticoles de Chèvreloup pour les plantes horticoles saisonnières.

Les collections de plantes du Jardin sont à la disposition des chercheurs travaillant dans les laboratoires du Muséum ou dans d'autres institutions dans le monde, comme support d'études scientifiques (classification des végétaux, recherche de molécules utiles, recherche sur la résistance au froid, à la sécheresse…).

Les collections comprennent aussi de plantes rares ou menacées dont la conservation ex situ, c’est-à-dire hors de leur milieu naturel, est nécessaire. Elles constituent ainsi des banques de la biodiversité végétale. C’est le cas par exemple des plantes malgaches des serres de Paris, ou de plantes conservées sous forme de semences dans la banque de graines.

Lorsque c'est possible, les plantes sont multipliées afin d'être échangées (sous forme de graines, boutures, plants) gratuitement dans le réseau des jardins botaniques afin que les plantes les plus rares ou peu connues soient largement distribuées. Les jardins botaniques constituent ainsi une communauté indispensable à la sauvegarde de la biodiversité végétale.