Les plantes vasculaires sont les plantes dotées de vaisseaux permettant la circulation de l’eau. Cette collection est d’extension mondiale, Elle est particulièrement réputée pour le nombre élevé de spécimens-types qu’elle conserve (au moins 300 000).


Présentation
Cette collection rassemble près de 6 millions de spécimens, très majoritairement sous forme de planches d’herbier mais aussi de fruits secs et de graines (carpothèque). Elle est riche en spécimens provenant de France et d’Europe, mais aussi des anciennes colonies françaises, et des actuels territoires d’outre-mer. Il s’agit d’un "herbier général", c’est-à-dire d’un ensemble de collections d’origines diverses (dons, legs, échanges entre institutions) qui sont intégrées en un ensemble organisé selon la classification scientifique : les fougères et lycophytes, les Spermaphytes (ou Phanérogames) comprenant les Gymnospermes (conifères et plantes affines) et les Angiospermes (plantes à fleurs). Ces dernières occupent plus des trois-quarts du volume total de l’Herbier. Leur classement a été profondément remanié en 2012, à l’occasion du chantier de rénovation. Elles se répartissent en 413 familles dont l’organisation reflète les avancées récentes issues des travaux du groupe international APG (Angiosperm Phylogenetic Group).

Les planches d’herbier sont toutes numérisées, constituant un "herbier virtuel" consultable sur internet avec la possibilité de faire des recherches automatisées sur différents critères comme la localité de récolte ou le nom du récolteur.

Historique
Fondée sur l’herbier Sébastien Vaillant (1669-1722), la collection s’est enrichie au cours du temps notamment grâce à des dons et des dépôts, comme les collections d’Emmanuel Drake del Castillo (1855-1904) et Ernest Cosson (1819-1889) qui ont respectivement rejoint celle du Muséum en 1904 et en 1889. Au XIXe siècle, elle a bénéficié de l’engouement des sociétés d'échanges de plantes, ce qui permet de documenter la flore française au début de l'industrialisation.

Activités
Ces collections sont le support de nombreuses recherches, principalement en taxinomie pour délimiter, nommer et décrire les espèces, et en systématique phylogénétique pour améliorer la connaissance de la classification et de l’évolution des plantes. Les plantes sont étudiées en se fondant sur leurs caractères morphologiques, anatomiques, et moléculaires. La collection sert aussi d’outil de référence pour l’expertise (aide à la détermination de plantes par des non-spécialistes, lors d’inventaires par exemple), et les informations portées par les étiquettes accompagnant chaque spécimen constituent une source de données pour d’autres disciplines scientifiques ou historiques (ex : biologie, écologie, biogéographie, ethnologie, avec par exemple l’étude de l’impact du changement climatique sur la date de floraison et la répartition des espèces).

Quotidiennement, une vingtaine de chercheurs du Muséum travaillent sur ces collections, et chaque année plus de 200 chercheurs de la communauté internationale viennent à l’Herbier national pour examiner les spécimens. De nouveaux spécimens enrichissent régulièrement les collections (environ 10 000 spécimens par an) grâce aux missions scientifiques de terrain des botanistes et grâce aux dons d’autres Herbiers.

Les plantes vasculaires sont sous la responsabilité de 11 chargés de conservation qui, au-delà de leurs propres études sur les collections, gèrent chacun près de 550 000 spécimens : Cécile Aupic, Jacques Florence, Myriam Gaudeul, Thomas Haevermans, Sovanmoly Hul, Florian Jabbour, Marc Jeanson, Marc Pignal, Odile Poncy, Germinal Rouhan, Corinne Sarthou.