Les compositions présentées sur les photographies font partie d’un petit herbier réalisé pour l’Abbé Dequevaullier en 1863 à l’occasion d’un pèlerinage à Nazareth et aux sanctuaires.


Taxonomie

Nom Herbier de Jérusalem
Date de récolte 1863
Pays Israël
Localité Nazareth
Nom de l'auteur Abbé Dequevaullier

À dater de la seconde moitié du XXe siècle, lorsque la vapeur vint rapprocher la Judée de nos pays, on vit se réveiller en Occident le zèle et l’amour des chrétiens pour les lieux saints. Pendant des semaines que dure leur voyage en Palestine, les pèlerins parcourent de nombreux lieux de mémoire : ils prient au mont Carmel et à Nazareth, gravissent la colline du Thabor, admirent les rives de Tibériade… Redescendant par Naplouse, ils entrent en Judée sous le soleil brûlant, avant de découvrir Bethléem et Jérusalem, d’en franchir les murailles et de parvenir au Saint Sépulcre au terme de la vie Via Dolorosa. Comme tant d’autres avant eux, ils foulent les espaces sacrés, contemplent le théâtre du Salut et chantent les versets des Ecritures célébrant ces événements. A leur retour, les reliques qu’ils ont soigneusement recueillies sur place (images, médailles, petites croix d’oliviers, mais aussi poussière de la pierre des temples grattée au couteau, plantes séchées…) leur permettent de revoir en pensée les panoramas de la Terre sainte, comme le veut la tradition du Grand Voyage.

Les compositions présentées sur les photographies font partie d’un petit herbier réalisé pour l’Abbé Dequevaullier en 1863 à l’occasion d’un pèlerinage à Nazareth et aux sanctuaires. Chaque planche est enveloppée dans une chemise de papier buvard rose. Dans l’ensemble, les végétaux ne sont pas faciles à identifier.
 

Fleurs des montagnes de Nazareth et de divers sanctuaires vénérés, Herbier de Jerusalem © Elodie Lerat

La première composition, intitulée fleurs des montagnes de Nazareth et de divers sanctuaires vénérés, est construite selon un principe rayonnant à cinq branches figurées par cinq frondes d’une fougère (la capillaire dite aussi cheveu-de-Vénus). Celles-ci alternent avec cinq fleurs d’une crucifère du type giroflée, le tout assemblé autour d’un montage incluant les pétales d’une mauve. Au centre, se trouve une fleur d’adonis. Une jeune ombelle et une fleur encore bleutée de vipérine complètent encore ce petit tableau floral.

D’après Marie-Christine Gomez-Géraud et Gérard Aymonin (L’Herbier du Monde)

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