Une nouvelle ère pour les collections de paléontologie

Nouvel équipement

27.03.2019

Les collections déménagent dans une nouvelle réserve pour un rangement optimum à l’abri des risques de crue de la Seine.


Actuellement accueillies dans les sous-sols et les étages de la Galerie de Paléontologie et d’Anatomie comparée, les collections de paléontologie non exposées au public s’apprêtent à investir un nouveau bâtiment. Le déménagement est organisé en deux phases : les invertébrés fossiles, les poissons fossiles et la micropaléontologie en 2019 ; les vertébrés tétrapodes à l’horizon 2020-2021.

Si certains pans des collections avaient déjà été répertoriés dans la base de données Jacim (Wiki des collections du Muséum), de nombreux tiroirs n’avaient pas encore livré tous leurs secrets. Depuis mi-2018, c’est chose faite grâce notamment au travail mené par deux cartographes, Damien Olivier et Maxime Perretta. Ce dernier évoque l’opération réalisée avec les techniciens de l’unité de gestion de paléontologie et les chargés de collections : « Nous devions vérifier et compléter les informations de volumétrie et de taxinomie de chaque tiroir afin d’enrichir Jacim et de préparer la future implantation ».

Un conditionnement sous haute protection

Pour simplifier leur futur rangement dans des systèmes de rayonnages mobiles à grande capacité, les spécimens de la phase 1 ont été mis en boîtes ou en sachets, et protégés par des housses, des mousses, des papiers de soie par l’équipe technique, avec l’aide précieuse de bénévoles. Rangés dans 15 000 bacs étiquetés, ils sont fin prêts pour le grand départ. 13 000 autres bacs suivront en phase 2.

Préparer la future implantation

À la manœuvre du projet, Sylvain Charbonnier, responsable scientifique des collections de paléontologie est secondé par Laurent Albenga qui pilote les aspects techniques, en relation étroite avec le chef de projet de la DRM pour la définition des marchés. L'implantation virtuelle des collections grâce à un logiciel permettra de garantir « un rangement rationnel et scientifique et de meilleures conditions de consultation et de conservation », souligne Sylvain Charbonnier. Dans leur nouveau bâtiment, les fossiles seront regroupés par familles, par régions ou par âges. Les collections disposeront de sept salles : quatre équipées de rayonnages coulissants, une dédiée à la micropaléontologie, une à la typothèque et une dernière aux « hors formats » (mammifères, dinosaures, etc.). Pour Sylvain Charbonnier, si la cartographie représente « un gigantesque progrès, le regroupement des fossiles dans des rangements ergonomiques et standardisés facilitera les réponses aux demandes de visiteurs scientifiques ou d’expositions et le travail de l’équipe technique et scientifique. »

La finalisation de la phase 1 est prévue à l’issue de l’été 2019.

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