Échange de pierres météoritiques avec l’Observatoire de l’astroblème de Charlevoix

Deux brèches d’impact provenant de l’astroblème de Rochechouart ont été remises à l’astrophysicien Hubert Reeves. 


Bruno David, Président du Muséum national d’Histoire naturelle, a remis à Hubert Reeves deux brèches d’impact provenant de l’astroblème de Rochechouart. En octobre 2017, c’est le cône de percussion de l’astroblème de Charlevoix (Québec, Canada) qui intégrait les collections du Muséum. Cette pierre est présentée dans l’exposition Météorites, entre ciel et terre, inaugurée en présence d’Hubert Reeves.

La collaboration entre le Muséum et l’Observatoire est un nouveau témoignage de la complicité scientifique séculaire qui lie la France à Charlevoix. En 1744, l’historien et scientifique Pierre-François-Xavier de Charlevoix offrait une description détaillée du séisme qui toucha Charlevoix en 1663. Trois siècles plus tard, Jehan Rondot - géologue français alors rattaché au ministère des Ressources naturelles du Québec - établit l’origine météoritique de Charlevoix grâce à l’examen de blocs de percussion récoltés près de Saint-Hilarion.

Aujourd’hui c’est Hubert Reeves, astrophysicien originaire de Montréal dont l’essentiel des travaux ont été réalisés en France, qui porte un vif intérêt scientifique à l’astroblème de Charlevoix, car il offre « à la connaissance du monde la conscience qu'une météorite venue du fond des âges et de l'espace a sculpté ce territoire grandiose de Charlevoix », territoire qu’il a fréquenté à plusieurs reprises et qui a inspiré sa carrière de scientifique. Le projet d’un pavillon Hubert Reeves en Charlevoix à La Malbaie s’inscrit en résonance directe avec les « Poussières d’étoiles » dont nous sommes les légataires et la valorisation de la science comme vecteur de la connaissance.

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