Bryophytes

La collection de bryophytes inclut les mousses, les hépatiques, les sphaignes et les anthocérotes. Elle représente environ 10 % de la totalité des spécimens d’herbier conservés au Muséum national d’Histoire naturelle. Les nombreux types (plusieurs milliers) qui y sont présents rendent cette collection incontournable pour la communauté des bryologues.

Présentation

Le terme bryophyte regroupe des plantes chlorophylliennes plus communément appelées mousses, hépatiques et anthocérotes. Ces plantes colonisent tous les milieux terrestres et aquatiques, à l’exception du milieu marin.

La collection de bryophytes du Muséum est estimée à un peu moins d’un million de spécimens secs conservés en herbier. Elle représente environ 12 % de la totalité des spécimens conservés à l’herbier national. Cette collection compte parmi les plus importantes au niveau mondial. Les nombreux types (plusieurs dizaines de milliers) qui y sont présents rendent cette collection incontournable pour la communauté des bryologues.

Historique

La collection de bryophytes a été constituée à partir de la collection de la chaire de botanique du Muséum. Les spécimens les plus anciens correspondent aux collectes de Sébastien Vaillant, professeur de botanique au jardin du Roi (l’actuel Jardin des Plantes), en région parisienne vers 1700. Aux XVIIIe et XIXe siècles, les grands voyages et expéditions (l’expédition scientifique de Napoléon en Égypte ou l’exploration scientifique en Algérie…) et les voyages de circumnavigation (Bougainville à bord de l’Étoile ou Dumont d’Urville à bord de l’Astrolabe…) ont contribué à son enrichissement.

Toute une pléiade de voyageurs et collectionneurs a également rapporté des spécimens de contrées lointaines depuis trois siècles. La collection de bryophytes contient, en particulier, les récoltes de grands cryptogamistes comme J.B. Mougeot et C. Montagne et celle des spécialistes du XIXe et du XXe siècle tels que W.P. Schimper, P.T. Husnot, F. Camus, E. Bescherelle, I. Thériot, R. Potier de la Varde, P. et V. Allorge, M. Bizot, les frères des Ecoles Chrétiennes et plus récemment, P. Tixier, S. Jovet et H. Bischler.

Description

Les spécimens sont le plus souvent conditionnés dans des enveloppes, elles-mêmes fixées sur des planches d’herbier maintenues ensemble sous forme de liasses. Les planches conservées, souvent associées à des dessins et des notes, peuvent servir de base à des recherches sur les réseaux de botanistes et collecteurs, sur l’évolution des pratiques naturalistes et sur l’historique des zones explorées.

Les spécimens de bryophytes sont conservés dans deux ensembles distincts  : un herbier général et des collections particulières.

  • L’herbier général est issu de l’intégration de diverses collections et de l’apport régulier de dons. Cet herbier est hiérarchiquement classé selon (1) les rangs taxinomiques (Anthocerotidae Engl.  ; Bryidae Engl.   Marchantiidae Engl.), (2) le secteur géographique et (3) un ordre alphabétique de genre et d’espèce.
  • Les collections particulières sont conservées indépendamment  : (1) par obligation testamentaire ou décision du légataire (herbiers de C. Montagne, G. Thuret – E. Bornet, R. Potier de la Varde, J. Werner), (2) pour des raisons à la fois historiques, géographiques et taxonomiques (herbiers de E. Cosson, J. Cardot, P. Allorge… Ainsi que de nombreux exsiccati) et (3) par manque de moyen humain pour les intégrer à l’herbier général. Ces collections particulières sont pour la plupart classées selon des concepts de classification et non par ordre alphabétique.

Fonctionnement

À l’heure actuelle, 160  000 spécimens sont informatisés soit environ 16 % de la collection. L’informatisation des collections bryologiques est le fruit de deux approches issues soit de la gestion courante de l’herbier (prêts, visites et dons), soit de projets spécifiques. Cette collection constitue une base de données de la biodiversité passée et présente des bryophytes, d'autant plus performante que l'informatisation des données sera avancée.

Avec l’appui initial du projet Global Plants de JSTOR, 36 000 spécimens types ont été informatisés et numérisés. Toutefois, l’ensemble de l’herbier n’a pas été inventorié, et de nombreux spécimens types restent à identifier.

Trois personnes participent à la gestion de cette collection : Amandine Allard, Lionel Kervran et Sébastien Leblond

Contact

Responsable scientifique

Sébastien Leblond
sebastien.leblond [@] mnhn.fr

Notes de bas de page