5 spécimens remarquables en Galerie de Minéralogie

Les minéraux de la Galerie de Géologie et de Minéralogie sauront vous émerveiller ! De l'or à la malachite, en passant par une météorite, une fluorite et un diamant, découvrez l'histoire de spécimens venus du ciel ou des profondeurs de la Terre.

La météorite de l'Aigle

Météorite de l'Aigle

Météorite de l'Aigle

© MNHN - J.-C. Domenech

Fin XVIIIe siècle, il semble étrange que des bouts de roche tombent du ciel, et nombre d’autorités remettent les observations de paysans en question. Le 26 avril 1803 a lieu la chute de l’Aigle. Dans une petite commune normande, des milliers de roches tombent en plein jour. Pour la première fois de l’histoire, un scientifique de l’Institut de France est dépêché sur place. Ses constatations certifient bien que ces roches sont d’origine extraterrestre, donnant aux météorites un statut d’objet scientifique. De cette chute, le Muséum conserve une dizaine de kilos de météorites de l'Aigle, certaines étant visibles en Galerie de Minéralogie !

La fluorite "Laurent"

Fluorite et quartz fumé dite "Laurent"

Fluorite et quartz fumé dite "Laurent"

© MNHN - F. Farges

Avec sa couleur rougeâtre, la fluorite ne laisse pas indifférente. Rare et d’une qualité remarquable, cette pierre est classée "bien culturel d’intérêt patrimonial majeur" : c’est la première fois qu’un objet d’histoire naturel a obtenu un tel statut. Son nom "Laurent" vient de l’hommage rendu par Christophe Peray à son compagnon de cordée, Laurent Chatel. Ce dernier fut victime d’une chute fatale en 2005. Véritable témoin de l’évolution géologique de la région des Alpes, cette fluorite mérite amplement sa place en Galerie.

Un diamant sur kimberlite

Diamant dans une kimberlite - Muséum national d’Histoire naturelle

© MNHN - L. Bessol

Dans un écrin de roche sombre et opaque se trouve… un diamant naturel ! Ces cristaux naturels si précieux croissent le plus souvent sur un temps très long (pouvant aller jusqu’aux milliards d’années), notamment à partir de fluides carbonés. Ce spécimen a été découvert entre 1866 et 1889, et a été offert au Muséum pour le préserver de sa retaille. C’est véritablement son aspect naturel que l’on peut voir ici.

La kimberlite, cette roche sombre qui accueille le diamant, vient des profondeurs du manteau terrestre. Elle s’est formée dans des remontées violentes, et a emporté le diamant sur son chemin. Ces deux roches ne se sont donc pas formées au même endroit !

Azurite et malachite

Spécimen présentant des couches concentriques de Malachite verte et d’Azurite bleu

Spécimen présentant des couches concentriques de malachite verte et d’azurite bleu

© MNHN - L.-D. Bayle

Très proches du point de vue de leur composition, la malachite et l'azurite resplendissent en des teintes bleues et vertes. On les trouve d'ailleurs souvent ensemble, comme sur ce spécimen. Issu d'un gisement en Arizona, cette pièce magistrale qui déploie des cercles concentriques de malachite et d'azurite a été offerte au Muséum grâce à M. Pierpont Morgan en 1903.

On trouve dans la nature des aspects très divers de la malachite. Elle se forme souvent en stalactites, en masses compactes et rubanées. Ces roches sont ensuite sciées et polies pour révéler les rubans concentriques qui les forment.

Le buisson d'or

Or trouvé à l'état naturel ressemblant à un buisson doré posé sur du quartz blanc.

Or natif « le buisson d'or »

© MNHN - B. Faye

Ce spécimen rayonnant est constitué d'une plaque de quartz d'où jaillissent une multitudes de cristaux d'or d'une qualité fascinante. Prenant l'aspect de très petites lamelles, on a révélé l'or de ce minéral en ôtant le quartz qui l'enveloppait à l'aide d'un outil ressemblant à une fraise de dentiste. Il vient tout droit d'un filonnet de quartz, découvert en 1992 et acheté au marchant de minéraux W. C. Leicht.

Sa forme unique lui vaut son surnom de "buisson d'or", mais également d'être l'illustration d'une théorie mathématique : celle des fractales de Mandelbrot. En effet, l'ordre initial et aléatoire des microcristaux d'or aide à prédire l'ensemble stable macroscopique en résultant. On peut ainsi utiliser cette théorie pour modéliser la finance, les cours d'eaux ou encore… le climat !

Article rédigé en décembre 2023

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