Kiwi austral (Apteryx australis), squelette monté © MNHN - Élie Babin

Kiwi austral

n° MNHN-ZO-2012-193

Ce squelette monté est celui d’un kiwi austral. Originaire de Nouvelle-Zélande, cet oiseau a vécu à la Ménagerie du Jardin de Plantes à la fin du 19e siècle. Les kiwis sont des oiseaux aptères. On peut observer sur ce montage la forte réduction des os constituant l’aile.


Taxonomy

Nom scientifique Apteryx australis
Nom vernaculaire Kiwi austral
Règne Animal
Embranchement Chordés
Sous-embranchement Vertébrés
Classe Aves
Ordre Struthioniformes
Famille Aptérygidés
Genre Apteryx
Espèce australis

Les kiwis sont des oiseaux originaires de Nouvelle-Zélande. Leurs ailes réduites à la taille de moignon les empêchent de voler et ils s’apparentent aux autres ratites ou Struthioniformes : autruches, nandous, émeus, casoars.

De la taille d’une poule, ces oiseaux nocturnes vivent dans de denses couverts forestiers. Ils y ont développé leurs sens de l’ouïe et de l’odorat, au détriment de leur vision. Leur bec long et flexible est pourvu de deux narines leur permettant de détecter la présence dans le sol des invertébrés dont ils se nourrissent. Contrairement aux os des ailes, très réduits, les os des pattes sont massifs.

Alors que le squelette des oiseaux est en général complètement ossifié en 2 à 3 mois, la croissance squelettique des kiwis est lente et les oiseaux atteignent leur taille adulte à 5 ou 6 ans seulement.

Les kiwis ont été chassés pour leur viande et leurs plumes dès l’arrivée des premières populations maories, puis par les colons européens. Bien que protégés depuis 1921, les populations ne cessent de décliner en raison de la réduction de leur habitat et de l’introduction de mammifères prédateurs. L’espèce est aujourd’hui considérée comme vulnérable.

Ce squelette monté est celui d’un kiwi austral, mort à la ménagerie du Jardin des Plantes à la fin du 19e siècle. Il n’est pas facile de maintenir ces oiseaux en captivité et les squelettes de kiwis sont rares dans les collections ostéologiques. Ce spécimen permet d’observer la forte réduction des os constituant l’aile, contrastant avec la robustesse des os des pattes.