LY Lyon, Université

Les Herbiers de l’Université Claude Bernard Lyon1 (LY) abritent environ 4,4 millions de spécimens séchés d’une grande richesse scientifique et patrimoniale ayant été récoltés dans le monde entier par d’éminents spécialistes, depuis la seconde moitié du XVIIIe siècle.


La richesse des Herbiers LY provient de leur état de conservation exceptionnel, de leurs collecteurs, botanistes souvent voyageurs du XIXe ou XXe siècle, mais également de leur représentativité de la diversité des plantes à fleurs, fougères, champignons, mousses et algues du monde entier. Outre leur valeur patrimoniale, ils sont des outils vivants de la recherche scientifique en tant que réservoirs inépuisables de données (morphologiques, moléculaires, taxonomiques, historiques…) et conservatoires de la biodiversité végétale.
 

On y trouve 4 grands herbiers réalisés par des collectionneurs ayant marqué de façon indélébile l’histoire de la Botanique :

  • L’herbier du prince Roland Bonaparte (1858-1924)
    3 millions de spécimens amassés par le petit-neveu de Napoléon Ier, explorateur, géographe et scientifique reconnu par l’Académie des Sciences, féru de botanique. Il parcourt lui-même la campagne, mais passe également commande à des naturalistes voyageurs, à des ecclésiastiques en mission, et achète des herbiers privés. L’originalité de cet Herbier réside dans le fait que les cartons sont positionnés verticalement comme les livres d’une bibliothèque.
     
  • L’herbier de l’abbé Michel Gandoger (1850-1926)
    800 000 spécimens collectés par ce fils de viticulteurs du Beaujolais passionné de botanique depuis son plus jeune âge. Il est en particulier un grand descripteur de la flore méditerranéenne à laquelle il consacre un nombre important de ses voyages et publications.
     
  • L’herbier Alexis Jordan (1814-1897)
    400 000 spécimens rassemblés par ce grand botaniste lyonnais qui est surtout célèbre pour son jardin expérimental d’un hectare situé à Villeurbanne, dans lequel il cultive plusieurs dizaines de milliers de plantes dans le but d’attester de manière expérimentale son concept de microespèces ou "jordanons". Son Herbier a été déposé à LY en 2007 par la Faculté Catholique de Lyon.
     
  • L’herbier Georges Rouy (1851-1924) inclus dans l’herbier Bonaparte
    500 000 spécimens constituent la collection de ce journaliste, qui fonde le comptoir d’échanges de plantes, et occupe des fonctions importantes dans de nombreuses sociétés savantes ou institutionnelles. Son herbier est reconnu par ses pairs comme l’un des plus riches au point de vue des formes hybrides et de la flore européenne. Il est l’auteur seul ou en collaboration d’une flore de France en 14 volumes.
     

On trouve également de très nombreux et riches "petits Herbiers" comme la collection de l’abbé Cariot, la collection Hariot de Terre de Feu, les plantes parasitées de l’Herbier Hénon, les diatomées de Prudent, les mousses de l’Herbier Touton etc…

De plus, grâce aux liens étroits existant entre l’école de mycologie lyonnaise et les Herbiers, de nombreuses collections de champignons supérieurs sont aussi conservées à LY, comme la précieuse collection Boidin de 19 000 exsiccata.

Par ailleurs, les Herbiers LY se distinguent également par leur collection pédagogique originale : modèles végétaux, planches murales, tourniquets, circuit botanique sur le campus.

base de données des Herbiers de Lyon 1

l’Index Herbariorum sur le site du The New York Botanical Garden

Part de Pelargonium sp., géranium d'Afrique du Sud, abbaye de Citeaux 1864, Herbier Brouiller © Université Claude Bernard Lyon1