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Il y a plus de trois quarts de
siècle, en 1921, Théodore Monod entrait au
Muséum national d'Histoire naturelle, une institution
qui allait devenir pour lui la "maison mère" et
où il continue à l'âge de 95 ans de se
rendre encore chaque jour.
Nul mieux que Théodore Monod n'a su illustrer au
XXème siècle l'une des vocations scientifiques
initiée par les plus célèbres savants
du Jardin du Roy, celle de naturaliste voyageur. Dans toutes
les disciplines scientifiques auxquelles il a apporté
sa contribution, Théodore Monod l'a fait avec autant
de rigueur et d'exigence qu'en est capable un homme dont la
vie entière a été vouée à
la science. L'Afrique, avec en particulier le désert
du Sahara, est très vite devenue son terrain de
prédilection. La création de l'IFAN (Institut
Français d'Afrique Noire, devenu en 1965 Institut
Fondamental d'Afrique Noire) qu'il dirigea pendant plus de
25 ans lui a permis de développer, à l'image
du Muséum national d'Histoire naturelle, une
institution dédiée au continent africain.
À travers son oeuvre de naturaliste, Théodore
Monod a su conserver l'intérêt scientifique,
mais aussi le respect et l'amour que lui ont dès son
plus jeune âge inspiré toutes les formes de
vie, jusqu'à ses plus modestes
représentants.
Cet ouvrage rassemble une série d'articles au cours
desquels ses collègues et amis rendent compte de sa
contribution scientifique dans des domaines aussi
variés que la géologie, la botanique, la
zoologie, la paléontologie, la préhistoire et
l'histoire. Il complète ainsi le portrait de
l'humaniste bien connu du grand public par un hommage
à l'homme de science.
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