Origine, Structure et Evolution de la Biodiversité
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IFORA-PLUS
Le lac Bambili (2000 m) dont les sédiments recèlent les archives palynologiques de l’histoire de la végétation de la ligne volcanique du Cameroun (Photo JP Cazet)
IFORA-PLUS
(suite du projet IFORA)
Le projet IFORA a commencé le 1er janvier 2007 et s’achèvera le 30 juin 2010. En plus d’avoir produit des résultats scientifique originaux, il a mis en place une collaboration que nous espérons durable entre des équipes de recherche pluridisciplinaires, ainsi qu’entre des institutions de pays différents. Plusieurs projets en cours poursuivent, élargissent la thématique d’IFORA, ou s’appuient sur les collaborations ainsi créées pour de nouvelles recherches. Voici les trois principaux :
- Projet ANR C3A, coordonné par Anne-Marie Lézine, accepté par l’appel d’offre ANR "6ème extinction" : C3A : "Et si la 6ème extinction avait déjà eu lieu ? Causes et Conséquences de la dernière grande « Crise » environnementale (3000 ans BP) sur les écosystèmes forestiers d’Afrique équatoriale atlantique". Constitué de quatre équipes, dirigées par (1) Anne-Marie Lézine (2) Christelle Hély, (3) Michel Veuille, (4) Doyle McKey (avec Olivier Hardy et Paul Verdu).
Résumé du projet C3A Un changement conceptuel fondamental s’est produit au cours des dernières années dans le domaine des sciences de l’environnement, à savoir : les crises biologiques ne sont pas des événements abrupts et rares dans un monde globalement stable. L’histoire de la Terre est au contraire marquée par des changements climatiques récurrents de plus ou moins grande amplitude qui sont à l’origine de modifications drastiques touchant la biodiversité pour aller jusqu’à la disparition des espèces. Les extinctions ne sont que la partie la plus visible du changement, qui a aussi affecté la répartition des espèces qui ont eu la capacité de survivre aux crises pour former la biodiversité actuelle. Analyser tout le spectre de leurs réponses aux crises climatiques du passé est essentiel pour comprendre leurs stratégies d’adaptation et prévoir leurs réponses aux crises du futur. C3A est un projet de recherches multidisciplinaire regroupant des paléoécologues, des modélisateurs du climat, des écologues de l’évolution, des généticiens des populations et des anthropologues biologistes et culturels. Dans le cadre de C3A nous allons produire, analyser et synthétiser de nouvelles données dans le but de comprendre et modéliser la réponse des écosystèmes tropicaux au changement climatique. Nous avons choisi de concentrer notre étude sur la dernière grande crise environnementale qui a touché l’Afrique Equatoriale à la fin de la période humide holocène il y a 3000 ans. Cette crise (qui a provoqué une destruction massive de la forêt à toutes altitudes) est d’autant plus intéressante qu’elle contraste avec l’évolution lente du climat à la fin de l’holocène (réduction progressive de l’insolation ). Nos objectifs sont donc (1) de caractériser le changement climatique à l’origine de la crise environnementale au passage d’un climat humide à un climat aride aux latitudes tropicales, son amplitude et sa durée, (2) d’étudier la réponse des écosystèmes et de la biodiversité à la crise au travers de l’étude sites localisés le long d’un transect d’altitude entre le niveau de la mer jusqu’aux étages forestiers montagnards, permettant de comprendre son impact sur la distribution des espèces, l’extension et la fragmentation des formations végétales, (3) de déterminer l’empreinte génétique des événements démographiques du passé au travers de l’étude d’un vaste choix d’organismes et d’explorer les relations entre les modifications génétiques et le changement climatique et environnemental et (4) d’évaluer les conséquences écologiques et, pour les populations humaines, les conséquences culturelles des stress climatiques. Le projet conduira à des avancés méthodologiques et empiriques nécessaires à l’évaluation de la vulnérabilité au changement climatique d’un groupe d’écosystèmes qui ont longtemps été considérés stables, augmentant ainsi notre capacité de formuler des stratégies efficaces pour la conservation de leur biodiversité.
- Projet HEBIOGE, associant l’IRD (délégation d’Afrique centrale à Yaoundé) et la Guinée équatoriale, dont une partie des projets consistera à étendre les recherches d’IFORA en Guinée équatoriale, sur le continent et sur l’île de Bioko.
- Projet BIOCHANSAC : Biodiversité, changement climatique et santé en Afrique centrale. Projet issu du PPR de l’IRD, dont les réunions de fondation se sont tenues en juin en France, et en septembre à Yaoundé. Réunion de Yaoundé (lien)
