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Accueil du site > Équipes de recherche > Approche Evolutive de la Diversification et de l’Ecologie des Communautés > Thèmes de recherche > Ecologie phylogénétique des communautés

Ecologie phylogénétique des communautés

Collaborateurs principaux :
Keith Willmott (Muséum d’Histoire Naturel de Floride)
Chris Jiggins (Université de Cambridge)
Zach Gompert (Université de Wyoming)
Colin Fontaine (MNHN) Frank van Veen (Université de Exeter)

Les forces qui gouvernent l’assemblage des communautés (guildes) sont complexes, et peuvent être classées en trois catégories : les forces ‘neutres’ (dispersion, dérive), l’adaptation locale, et les interactions entre espèces. Seule une perspective évolutive, tenant compte de la proximité phylogénétique entre espèces, permet de rendre compte des rôles respectifs de ces différentes forces. En utilisant pour modèle les papillons ithomiines, nous mesurons l’abondance des espèces qui coexistent et nous utilisons les phylogénies de ces espèces pour explorer à différentes échelles spatiales (communauté locale, région) l’importance de l’inertie phylogénétique, de l’adaptation locale (micro ou macrohabitat) et des interactions entre espèces (compétition, mutualisme – en l’occurrence le mimétisme). Cette démarche empirique est complétée par une approche théorique qui permet de générer des prédictions.
Dans ce qui précède, seul un niveau trophique est pris explicitement en compte (même si d’autres niveaux interviennent implicitement, comme les prédateurs ou les ressources). Nous nous intéressons également à la structure des réseaux d’interaction à plusieurs niveaux trophiques explicites (en prenant en compte les relations phylogénétiques des espèces de chacun de ces niveaux), en particulier les relations papillons – plantes-hôtes, et les réseaux trophiques plantes / pucerons / parasitoides primaires / parasitoides secondaires.