L'acte III
Sur le balcon du niveau 2 de la nef, l'acte III montre comment les activités humaines ont modifié, parfois de façon irréversible, l'environnement naturel.
À gauche, des victimes des marées noires : les macareux moines, Fratercula arctica, qui nichent en colonies le long du littoral [Photo F. Dumur et J. Leborgne, © MNHN]. À droite, un exemple de transfert d'espèces : le sanglier corse, Sus scrofa meridionalis [Photo J. Leborgne et F. Dumur, © MNHN].  
Les traces visibles de l'activité de l'homme
Dès que l'homme apparaît, l'échelle temporelle change. Plus de division géologique, de l'ordre du million ou du millier d'années. C'est en dizaines d'années que se mesurent les changements. Voici l'heure du bilan : depuis 10 000 ans, de nombreuses espèces animales et végétales se sont modifiées au contact de l'homme. Les pratiques de la chasse, de la pêche et de la cueillette ont bousculé les équilibres. Puis l'agriculture a transformé les paysages. Les animaux ont été domestiqués, voire déplacés d'un continent à l'autre. Les pollutions se sont amplifiées et diversifiées... L'homme a profondément transformé la Terre. Un processus fatal ?
Quelle place aujourd'hui pour la nature ?
L'inventaire fait réfléchir... Ce rhinocéros noir ou cette antilope bongo de forêt, comme tous les animaux présentés sur le balcon, sont au bord de l'extinction. L'homme a convoité la précieuse corne de l'un et détruit l'habitat de l'autre. Cette présentation des collections démontre que les modifications des espèces pratiquées depuis 10 000 ans (sous l'influence de la domestication, du pastoralisme, de l'agriculture...) se sont faites sous l'impulsion de l'homme, à son unique profit. Beaucoup de ces pratiques conduisent à appauvrir irrémédiablement la diversité première. À long terme ou appliquées à grande échelle, elles peuvent se révéler destructrices pour l'environnement, et pour notre propre espèce aussi.
L'action volontariste du Muséum
Chacun des représentants de chacune des espèces est éphémère et porteur d'une mémoire qui peut être transmise ou, au contraire, s'arrêter net, victime d'un événement souvent créé par l'homme. Le Muséum a choisi d'intervenir. Il s'investit dans de nombreuses études ayant trait à l'environnement et à l'influence des activités humaines sur ses modifications. Il participe aux travaux des commissions internationales de protection de l'environnement et à la mise en place de nouvelles pratiques de gestion et d'exploitation des ressources halieutiques (issues de la pêche) ou forestières.

Maquettes de rhinocéros, Rhinoceros sp. [Photo F. Dumur et J. Leborgne, © MNHN].
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