Les grandes serres
Après plusieurs années de travaux, les serres, entièrement rénovées et réaménagées, rouvrent au public. La rénovation permet d'y diffuser les connaissances les plus actuelles sur les plantes, et de sensibiliser tous les publics à la fragilité des milieux et aux enjeux actuels de leur préservation.
À gauche, une Freycinetia (Photo Jean-Noel Labat, © MNHN], à droite une vue de la serre des forêts tropicales humides [© Manuel Cohen]  
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Les Grandes serres seront fermées le 21 février 2013 jusqu'à 13 h 30. Nous nous excusons de la gêne occasionnée.
Au commencement, les orangeries
Les orangers sont les premières plantes fragiles que l’on cherche à conserver au Jardin Royal. Pour les protéger des gelées, on leur construit ce qu’on appelle alors des orangeries, bâtiments utilitaires fermés au public. Ce n'est que plus tard qu'apparaissent les premières serres de bois et de verre. Elles sont construites dans le but de conserver et d'acclimater les collections botaniques et les plantes rares que les naturalistes rapportent de leurs voyages d'exploration. La serre la plus ancienne, édifiée par Sébastien Vaillant en 1714, a ainsi servi à abriter un pied de café envoyé à Louis XIV. Au fil des années, d’autres serres sont édifiées par les intendants du Jardin, dont Buffon et Bernardin de Saint-Pierre.
L'avènement du verre et du métal
Au début du XIXe siècle, l'utilisation du verre et surtout du métal, permet d'édifier des structures plus solides, fournissant une meilleure isolation pour des plantes réclamant une chaleur constante.
Charles Rohault de Fleury, architecte du Muséum, se rend alors en en 1833 Angleterre pour y étudier le système adopté dans ce pays pour la construction des serres chaudes en particulier à Kew. De retour en France, il construit entre 1834 et 1836, deux serres chauffées à la vapeur : le pavillon oriental qui sera appelé plus tard la Serre mexicaine, et le pavillon occidental, future Serre australienne. Ces bâtiments, prototypes des serres modernes, comptent parmi les innovations les
plus importantes de l'architecture métallique. Ce sont les premières serres au monde d'aussi grandes dimensions réalisées en verre et en métal.
Les serres au XXIe siècle
La rénovation des serres touche à sa fin. En juin 2010, elles sont rendues au public, restaurées et parées d'une nouvelle scénographie. Petits et grands pourront alors embarquer pour quatre voyages à la découverte de la biodiversité végétale de notre planète :
- La serre des forêts tropicales humides : c'est par elle que commence la visite. Dépaysement assuré dans l'atmosphère chaude et humide qui sied à ces écosystèmes tropicaux ;
- La serre des déserts et milieux arides : changement de lieu, changement d'ambiance. Cinq scènes végétales présentent les différents mécanismes d'adaptation des plantes à la sécheresse ;
- La serre de Nouvelle-Calédonie : comme son nom l'indique, on y trouve des plantes de Nouvelle-Calédonie dont la très grande majorité a du être acquise et acclimatée. Elle représentent cinq milieux : la forêt humide, la forêt sèche (extrêmement menacée), le maquis minier, la savane et la mangrove ;
- La serre de l'Histoire des plantes : dans ce second pavillon dû à Rohault de Fleury, l'évolution des plantes est retracée depuis leur sortie de l'eau, voici 430 millions d'années, jusqu'à l'apparition des fleurs.

Vue de la serre des forêts tropicales humides [© Manuel Cohen]
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