Météorites, minéraux et fabuleux cristaux : la Galerie de Minéralogie et de Géologie conserve une collection qui figure parmi les plus anciennes et les plus prestigieuses du monde, exposée dans la salle du Trésor et la salle des cristaux géants.
À gauche, des cristaux de Galène, sulfure de plomb extrait de Karaoba, au Kazakhstan [Photo J. Leborgne et F. Dumur, © MNHN]. À droite, la salle des cristaux géants, phénomènes géologiques venus du Brésil [Photo DR, © MNHN].  
La Galerie de Minérologie est fermée pour rénovation. En attendant sa réouverture, découvrez ses collection sur : la Galerie virtuelle de Minéralogie.
De véritables bijoux
L'écrin, c'est une galerie de style néoclassique, qui s'étire sur 187 m à l'intérieur du Jardin des Plantes. Les bijoux, ce sont les 2000 gemmes, cristaux, minéraux précieux et objets d'art, dont l'émeraude de Saint Louis qui a orné le lys central de la Sainte Couronne de France, donnée par Louis IX à l'abbaye de Saint-Denis pour la couronne des rois de France, exposés dans la salle du Trésor. Une seconde salle abrite des cristaux géants aux dimensions spectaculaires et aux formes naturelles parfaites. Cette collection a suivi l'évolution des découvertes en minéralogie et l'intérêt porté à cette discipline.
Au XVIIe siècle, les minéraux du droguier du Jardin du Roy, qui constituent le noyau de la galerie, sont avant tout utilisés pour leurs vertus pharmaceutiques. Au XVIIIe siècle, le regard change et les différents minéraux, devenus objets de collecte et de recherche, sont exposés dans les 99 vitrines du Cabinet d'histoire naturelle, ouvert par le Georges Louis Buffon et Louis Daubenton dès 1745. Depuis, le Muséum s'est enrichi de pierres précieuses et de minéraux qui font de cette collection l'une des plus belles et des plus riches au monde, tout à la fois montrée au public et utilisée par les chercheurs. Dans la salle des cristaux géants, absolument unique, qui date de 1982, le regard est happé par des minéraux provenant pour la plupart de chaînes montagneuses brésiliennes antérieures à 500 millions d'années : des pièces extraordinaires comme des fragments de cristal de quartz issus d'un bloc de plus de 16 t.
Un objet d'étude et un lieu d'histoire du monde
La galerie permet aussi de découvrir la minéralogie en tant que science systématique, qui possède sa propre classification : celle des espèces minérales est basée sur la chimie (nature et nombre d'atomes) et sur l'agencement toujours régulier (la structure) de ces atomes. L'étude des minéraux du Muséum a été à l'origine de grandes avancées scientifiques, comme la loi de symétrie des cristaux, par René Just Haüy, et la découverte de la radioactivité par Henri Becquerel, en 1896. Les minéraux (dont on continue à découvrir une cinquantaine d'espèces nouvelles par an) sont utilisés par les géologues qui en étudient les origines. Ils permettent alors de mieux comprendre et décrire les mécanismes et l'histoire de la Terre. Fascinant terrain d'exploration, les météorites, notamment, font l'objet de recherches sur les événements antérieurs à la formation de la planète. Elles touchent aux mystères de la création, aux modes de formation et d'évolution du globe terrestre qui ont joué un grand rôle dans l'apparition de la vie.

Rhodochrosite n° 193.62. Cette pièce est une rhodocrosite un peu particulière. Il s'agit d'une section transversale d'une stalactite [Photo A. Dahmane/Photo Saint-Hilaire, © MNHN].
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