Partageant le monde aérien avec certains insectes, les oiseaux ont très tôt intéressé le Muséum qui en possède de belles collections. Dans ses différents parcs zoologiques, il conserve de nombreuses espèces, souvent menacées d'extinction.
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Des espèces omniprésentes
Les oiseaux représentent à peine 10 000 espèces, ce qui est peu par rapport à d'autres animaux, comme les insectes. Mais ils jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement des grands systèmes biologiques. Colonisateurs du milieu aérien, ils établissent leur territoire sur toute la surface du globe, y compris dans des régions très inhospitalières comme les pôles, les déserts et la haute mer.
 
Depuis quand ? La collection d'oiseaux du Muséum débute en 1795, année de la création de la chaire de zoologie des mammifères et oiseaux.
Quoi ? Elle comprend près de 130 000 oiseaux mis en peau, dont 2500 types. Le Muséum est au premier rang mondial par le nombre de ces spécimens de référence qui ont permis de décrire l'espèce pour la première fois. Il détient aussi 30 000 oiseaux montés sur socle, 6000 squelettes et de petites collections d'oiseaux en alcool, de nids et d'oeufs ; 50 % des 10 000 espèces connues sont représentées dans ces collections nationales.
Comment ? Surtout des oiseaux empaillés, conservés pour leur plumage, alignés dans des tiroirs, des spécimens montés sur socle, après un travail de taxidermistes, dans une position réaliste ainsi que des squelettes.
Où ? La plupart des collections sont rangées dans la zoothèque, qui est fermée au public, mais on peut voir des oiseaux non vivants sur le balcon du 3e étage et dans la salle des espèces menacées et disparues, dans la grande galerie de l'Évolution, et sous forme de squelettes dans la galerie d'Anatomie comparée du Jardin des Plantes. Les oiseaux vivants se découvrent à la Ménagerie du Jardin des Plantes, au Parc Zoologique de Paris, au parc zoologique de Clères et à l'espace animalier de la Haute-Touche.
La plume en exclusivité
Le chant ? La présence d'un bec ? Le vol ? Non, ce qui aujourd'hui, pour les scientifiques, caractérise un oiseau, c'est la fourchette, formée par les clavicules soudées, le premier orteil retourné vers l'arrière, la rotation des membres antérieurs (repliés sur leur dos) et, bien sûr, les plumes. Ces plumes, qui couvraient certaines espèces de dinosaures, constituent chez l'oiseau une surface portante qui permet de voler. Pour le reste, tous les oiseaux, du minuscule oiseau-mouche au plus grand des échassiers, partagent leurs attributs avec d'autres : comme les poissons et les reptiles, ils sont ovipares, comme les mammifères, ils ont le sang chaud et appartiennent à la classe des vertébrés tétrapodes (de tetra, quatre, et podes, pied). Des animaux à 4 pattes, les oiseaux ? Oui, les membres antérieurs, ce sont les ailes, les membres postérieurs, les pattes.
Recherche et applications
La vocation des collections d'oiseaux au Muséum est essentiellement scientifique : inventaire et aide à la définition des espèces. Mais les collections servent aussi aux études morphologiques, pour l'identification des populations lors des campagnes de baguage des oiseaux. Celles-ci sont effectuées par le Centre de recherche et de biologie des populations d'oiseaux (CRBPO), en relation étroite avec le Muséum. En archéozoologie, les squelettes du Muséum sont précieux pour identifier les restes d'animaux trouvés dans les fouilles archéologiques. Dans ses parcs zoologiques, le Muséum assure par ailleurs sa mission de conservation et de sauvegarde des espèces. Il protège des oiseaux souvent menacés, comme les vautours du parc zoologique de Paris, les grands échassiers africains de l'espace animalier de la Haute-Touche, les 250 espèces du parc zoologique de Clères et quelques-uns des plus gros oiseaux du monde, les autruches de la ménagerie...
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