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Depuis quand ? Les plus anciens spécimens ont été récoltés en 1758, au large des Antilles. Par la suite, expéditions et voyages organisés par le Muséum ont permis l'enrichissement des collections et la découverte de nouvelles espèces.
Quoi ? La collection d'échinodermes du Muséum est la plus importante du monde : 490 000 échantillons y sont conservés. Depuis 1960, les campagnes océanographiques accroissent le fonds de 120 lots par an (1 lot = 1 à 100 spécimens). Comment ? Les spécimens du Muséum sont conservés à sec, dans l'alcool, ou sous forme de préparations microscopiques sur lames : c'est le cas par exemple pour les holothuries (concombres de mer). Où ? Les échinodermes sont surtout conservés à la zoothèque et dans les unités de recherche du département Milieux et peuplements marins. Quelques spécimens sont visibles à la Grande Galerie de l'Évolution, Acte I, milieux marins, ainsi que dans la partie Classifications et sur le balcon des invertébrés dans la galerie de Paléontologie. Quelques animaux vivants évoluent dans le marinarium de Concarneau. Des espèces très anciennes
Les échinodermes sont extrêmement anciens : ils ont fait leur apparition dès le cambrien, il y a 600 millions d'années. Ce qui les distingue ? Sous leur peau existent des plaques de carbonate de calcium. Sur le plan morphologique, leur corps présente une caractéristique forte : il est composé de 5 parties autour d'une bouche. On dit qu'ils ont une symétrie rayonnée. Dans le cas de l'étoile de mer, par exemple, les parties sont distinctement séparées. Dans le cas de l'oursin, elles sont cachées à notre regard par les piquants.
Car la plupart des échinodermes ne manquent pas de piquants : leur nom vient d'ailleurs du grec ekhinos qui veut dire hérisson, et de derma, peau. D'autres, comme le lis de mer, ressemblent étrangement à des fleurs. Ils ne supportent que les eaux marines et préfèrent le milieu benthique, c'est-à-dire le fond de la mer. Ils vivent fixés sur des rochers (lis de mer) ou se déplacent (oursins) grâce à de petits organes cylindriques érectiles terminés par une ventouse. Recherche et applications
La collection est centrée sur la systématique et la recherche fondamentale. Mais elle est aussi écologique et biogéographique. Les scientifiques du monde entier viennent la consulter pour des études biomédicales, et sur la pollution notamment. Depuis peu, les pharmaciens se penchent sur les vertus des substances marines pour la pharmacopée. Ainsi, le Gymnocrinus richeri, fossile vivant retrouvé en 1987, pourrait se révéler très utile à l'homme : une de ses molécules, isolée, permettrait de soigner une maladie tropicale virale, la dengue.
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