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De la poussière précieuse
L'atmosphère terrestre altère les morceaux de météorite. Ceux-ci, après avoir été entreposés dans des tiroirs ou dans des récipients en verre pendant près d'un siècle et demi, ont bien souffert. Ils sont maintenant conservés dans des conteneurs individuels étanches sous atmosphère d'azote sec. Un morceau d'1 kg a été présenté au public lors de l'exposition temporaire Météorite ! en 1996. Cette précieuse météorite a été décrite en détails, mais les études se poursuivent. Les chercheurs du monde entier la réclament pour l'analyser, car elle détient encore des secrets sur la formation des planètes.
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De la vieille poussière
La météorite d'Orgueil fait partie des " chondrites carbonées ". Son analyse chimique révèle la présence de carbone, de matière organique, et en particulier d'acides aminés. Sa composition " primitive " est très différente de celle des roches terrestres qui ont subi 4 milliards d'années de transformation, elle se rapproche de celle du soleil. On peut d'ailleurs envisager que la matière organique contenue dans ce genre de météorites qui ont bombardé la Terre pendant des centaines de millions d'années, a pu contribué à l'élaboration des premiers systèmes vivants. La météorite du Muséum sert de référence mondiale pour définir la composition du système solaire. C'est la plus grosse chondrite carbonée de ce type jamais trouvée au monde. Les 4 autres sont tombées en Tanzanie, au Canada, en Inde, et en France, mais ne pèsent que quelques grammes.
De la poussière cosmique
La météorite d'Orgueil vient du cosmos. Elle a probablement été arrachée d'un astéroïde entré en collision avec d'autres corps célestes. Des millions d'astéroïdes tournent autour du soleil, la plupart dans une sorte de ceinture entre Mars et Jupiter. Ils tournent et s'entrechoquent, depuis 4,5 milliards d'années. Lorsque l'un d'eux s'approche de la Terre, il peut lui tomber dessus. Plusieurs dizaines de milliers de météorites tombent sur Terre chaque année, ce qui représente 40 000 à 100 000 tonnes de matière... pour l'essentiel sous forme de poussières. La majorité tombe dans les océans. On aperçoit 6 chutes par an en moyenne, c'est bien loin de satisfaire les planétologues ! Alors ils partent à la recherche de météorites, essentiellement sur des surfaces uniformes comme la glace ou le sable des déserts... car elles y sont bien plus facile à repérer et s'y conservent beaucoup plus longtemps que dans nos régions.
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