N° 09 - Mars 2012 : Une étude franco-italienne démontre le lien entre la durée de gestation, le mode d’accouchement et la variation de l’épaisseur de la ligne dentaire néonatale
Une étude franco-italienne menée par Clément Zanolli, docteur du laboratoire « Histoire naturelle de l’Homme préhistorique » du Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN/CNRS), et impliquant également le Musée Pigorini de Rome (Italie), l’équipe de génétique des populations humaines du Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN/CNRS) et l’Université de Poitiers, démontre l'influence de facteurs intimement liés à la variation de la durée de gestation sur le degré d'expression de la ligne néonatale. Cette étude a été publiée en décembre 2011 dans la revue Human Biology.

La transition du milieu intra- à extra-utérin laisse son empreinte dans les dents déciduales (dents de lait) et dans la première molaire permanente. Appelée ligne néonatale, cette empreinte est un anneau incrémental accentué de l'émail. Cette microstructure sépare l'émail formé durant la vie intra-utérine de celui formé après la naissance. Cependant, tandis que la structure physique de cette "cicatrice" est bien connue, les bases de sa formation restent encore à élucider. Une relation directe entre les variations d'épaisseur de la ligne néonatale et le traumatisme physique impliqué par l'accouchement était soupçonnée jusqu’alors. La césarienne et les accouchements opératoires seraient ainsi associés respectivement aux lignes les plus fines et les plus épaisses.

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