Depuis trois jours, les médias signalent l'arrivée massive de méduses sur les plages en Corse et autour de Toulon. Or, ces animaux ne sont pas des méduses mais des vélelles, certes classées dans le même groupe zoologique des cnidaires, comme les chats et les chiens le sont dans celui des mammifères.
L'organisme a la forme d'un disque, il vit à la surface de la mer et a une petite voile qui lui donne l'allure d'un minuscule voilier. Sous le disque, pendent dans l'eau une grande quantité de petits animaux tous reliés ensemble. C'est en fait une colonie, mais ça ne pique pas.
À cause de leur voile, toutes les vélelles se déplacent suivant la direction du vent. Ces derniers jours, il y a eu un vent d'ouest-sud-ouest qui a rabattu les vélelles sur nos côtes. Mais ces échouages se produisent assez régulièrement, seul l'endroit change.
Quant à l'odeur dont peuvent se plaindre les habitants des côtes ou les touristes, il suffit d'abandonner de la viande au soleil pendant trois jours pour avoir la même odeur que celle dégagée par les vélelles en décomposition.
Enfin, ces vélelles sont en compétition avec les redoutables méduses urticantes, les fameuses Pelagia noctiluca... de là à prédire un été sans méduses, c'est impossible car les scientifiques sont toujours très prudents dans leurs hypothèses.
Contacts Jacqueline Goy Tél. : 01 40 79 37 43 Spécialiste des méduses Laboratoire d'Ichtyologie Muséum national d'Histoire naturelle