L'activité de recherche du Muséum consiste à inventorier, à ordonner et à comprendre la diversité biologique et écologique, son origine, son rôle et sa dynamique, afin de contribuer à une gestion durable de cette diversité. S'appuyant sur les sciences de la vie, la recherche fait donc aussi appel à deux principaux champs du savoir : les sciences de la Terre et les sciences humaines et sociales.


Mission Guyane, 1996 : la Luge des Cimes pendant une récolte de matériel végétal au sommet d'un arbre. La luge est fixée à un dirigeable à air chaud, qui permet l'accès et l'étude de la canopée des forêts tropicales par la communauté scientifique
[Photo R. Garrouste, © MNHN]
Pour le Muséum, écrire et comprendre le monde vivant pour agir sur lui de manière durable implique de s'investir dans une triple démarche :
- effectuer l'inventaire et la description de la diversité, qui, à l'exception des espèces macroscopiques des pays tempérés, demeurent pour l'essentiel à réaliser ;
- s'attacher à comprendre cette diversité, en termes à la fois évolutifs (la phylogénie et les processus de spéciation), ontogénétiques (le développement et la genèse de la diversité des formes) et fonctionnels (la biologie des peuplements et leurs régulations) ;
- analyser les relations complexes entre les activités humaines - passées, présentes et futures - et cette diversité biologique qui, même mal connue et mal comprise, fait l'objet d'une prise de conscience obligeant au développement de politiques publiques nationales et internationales.

Mission Groënland : Alain Couté (Prof. MNHN) sur la calotte glaciaire, filmant sa découverte l'Ancylonema nordenskioldii, une micro-algue verte
[Photo A. Couté, © MNHN]
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