|
Les chercheurs du laboratoire de Paléobotanique se livrent à
des réflexions théoriques, mais aussi travaillent concrètement
à partir des récoltes de fossiles et de sédiments
qu'ils effectuent eux-mêmes, à l'occasion de missions de
terrain, tant en France qu'à l'étranger. Ainsi, les fossiles
étudiés sont-ils toujours précisément reliés
au contexte géologique des bassins dans lesquels ils sont découverts.
La principale finalité de ces recherches est, d'une part, de retracer
l'évolution végétale, et, d'autre part, de proposer
une reconstitution du paléo-environnement de la région prospectée,
donc d'évaluer quel était le climat qui régnait à
l'époque considérée ; dans certains cas, la datation
du sédiment contenant les fossiles peut être précisée
et des corrélations entre bassins sédimentaires peuvent
être établies.
Les végétaux fossilisés sont extrêmement variés
: ainsi, les objets étudiés sont aussi bien un bois "
pétrifié ", minéralisé en silice, qu'une
empreinte foliaire observée dans le plan d'une strate, ou encore
une " association palynologique " (ensemble des microfossiles
d'origine végétale conservés dans une argile, par
exemple des grains de pollen). Chaque type de fossile requiert une méthode
de préparation, puis d'observation appropriée : par exemple,
des lames minces doivent être exécutées dans le bois,
puis examinées au microscope.
|