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LES RADIOLAIRES
LES RADIOLAIRES DANS LES SÉRIES GÉOLOGIQUES
I. QUELQUES GENERALITES
PÉRIODES PROPICES A LA FORMATION DES RADIOLARITES
STRATIFICATIONS
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Les radiolarites sont souvent bien litées et alternent avec des argiles siliceuses. Plusieurs processus peuvent expliquer ce rubanement : ségrégation diagénétique de la silice à partir d'une boue initialement sub-homogène, épisodes d'abondance et de faible production de Radiolaires alors que le taux de sédimentation non biogène reste constant, épisodes à fort taux de sédimentation biogène dû à des courants alors que le taux de sédimentation de la composante non-biogène est constant, épisodes à taux de dépôt détritique fin important alors que le taux de dépôt biogène est constant. |
Divers phénomènes peuvent aboutir à un même
résultat: les radiolarites litées. Mais on ne peut que deviner,
généralement, les causes premières : variations
cycliques des climats, origine eustatique…
| en savoir plus : stratifications |
PROFONDEUR DE DÉPOT DES RADIOLARITES
On a vu que les Radiolaires sont les plus fréquents dans la partie superficielle de la colonne d'eau, et que beaucoup d'entre eux sont symbiotiques avec des algues (zooxanthelles, Dinoflagellés, Anderson, 1983); ce qui explique que ces organismes, ainsi que d'autres microfossiles typiquement pélagiques, se rencontrent dans des sédiments déposés sous faible tranche d'eau tels les calcaires de Solenhofen (Barthel, 1970). De même les diatomites de la Formation de Monterey et les sédiments actuels du bassin de Santa Barbara (Californie) sont presque côtiers et de profondeur modeste, environ 500 m selon Pisciotto & Garrison (1981). Des Radiolaires existent donc dans des faciès dont les milieux de dépôt sont très variables et il est injustifié d'admettre une origine profonde pour tous les dépôts contenant des Radiolaires.
Des équivalences d'environnements peuvent être trouvées dans des dépôts actuels : le bassin de Santa Barbara (au large de la Californie), les pentes du golfe de Basse Californie (Mexique), les pentes au large de Guaymas (Sonora, Basse Californie, Mexique) la partie supérieure du talus au large de Callao et Pisco (Pérou), au large de l'Afrique tropicale (Sarnthein & Faugères, 1993), le bassin d'Owen,... Les dépôts laminés n'y sont pas très profonds : 500-600 m pour le bassin de Santa Barbara, 300 -1 300 m pour le bassin de Guaymas et 300-800 m dans le nord ouest de l'Océan Indien (Ingle, 1981).
Le lieu de dépôt des sédiments siliceux n'est pas
nécessairement profond, mais suffisamment pour que les sédiments
siliceux ne soient pas balayés par des vagues ou des courants de
surface, et sous la CCD pour éviter une dilution par des composants
carbonatés.
| en savoir plus : profondeur de dépôt |
COMPARAISON AVEC LES ARGILES ROUGES DES GRANDS FONDS
Les radiolarites, étant la plupart du temps de couleur rouge-chocolat,
ont été comparées aux argiles rouge-chocolat des grands
fonds.
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| terrigènes présents | terrigènes absents |
| riches en silice (80-90 %) | modérément siliceuses |
| riches en radiolaires | pauvres (voire dépourvues) en Radiolaires |
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| modéré (5-15 m/Ma) | faible (<1 m/Ma) |
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| traces de courants | pas de traces de courants |
| petits bassins | très grands bassins |
| proximité de continents | milieu de grands océans |
Il est maintenant établi que cette comparaison est incorrecte.
Les deux seuls points communs sont le dépôt sous la CCD et
la couleur.
RADIOLARITES ET ROCHES VOLCANIQUES
On a souvent souligné la proximité de radiolarites et
de roches volcaniques. Une association génétique a même
été proposée. Il est en effet tentant d'établir
une liaison de premier ordre, entre présence de Radiolaires, qui
ont besoin de silice pour leur test, et silice libérée dans
l'eau de mer par le volcanisme. Relation simple et directe mais en apparence
seulement. En effet le volcanisme libère de la silice dans l'eau,
certes, mais s'il favorisait la prolifération du plancton siliceux,
les Radiolaires devraient être plus abondants dans le plancton au-dessus
des dorsales médio-océaniques. Or il n'en est rien. Les Radiolaires
prolifèrent là où la nourriture abonde. Ce qu'il faut
aux Radiolaires, c'est avant tout de l'énergie pour assimiler la
silice de l'eau de mer.
Dans la filiation Radiolaires-radiolarites, le plancton ne représente
que le premier maillon. La dissolution et la diagenèse en sont d'autres.
Le volcanisme permet à l'eau d'être moins sous-saturée
en silice et donc moins agressive. La silice biogène a alors la
possibilité d'être sédimentée et le signal planctonique
de nous parvenir. C'est en cela que les radiolarites peuvent être
liées au volcanisme.
En résumé: le volcanisme ne favorise pas le développement
des Radiolaires, il favorise leur préservation.
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