Musée de l'Homme > 2004 • 2005 > une saison Inuit


 

ACCUEIL

PLAN DE L'EXPOSITION

INFOS PRATIQUES  

 

Immersion


 

 

Cette sculpture traduit la place du rêve dans l’imaginaire des inuit. Le chaman, agrippé au caribou, voyage vers le monde des esprits.

 

En inuktitut, la langue des Inuit, un « Inuk » désigne « une personne ». Au pluriel, ce terme devient « Inuit » et il pourrait se traduire par « les êtres humains, le peuple ». Par le passé, ce peuple était souvent connu sous le nom d’« Esquimaux », ce qui signifie « ceux qui parlent une langue étrangère ».

 

Photo satellite du Canada. En haut, en bleu, le territoire des Inuit, au delà de la ligne des arbres.

 

Source : Centre canadien de télédétection, Ressources naturelles Canada, © 2002

 

   

Rêve de voyage, 1994

Jolly Aningmiuq (1954 - 2000) Cape Dorset, Baffin

Serpentinite, bois de caribou

66 x 66 x 40 cm

 

© photo Paul Dionne – Coll. Musée d’Art Inuit Brousseau

 

 

Histoire d’un peuplement

Il y a 4 500 ans, venant de l’Alaska, les paléo-Esquimaux entreprirent une longue migration qui rallia l’actuel Nunavut. Ces premières populations occupèrent la région durant 1 500 ans, avant de disparaître pour des raisons mal connues des archéologues.

Cinq cents ans plus tard, une nouvelle population, les Dorsétiens occupa le territoire. Elle y vécut durant 1 000 ans. Les objets dorsetiens découverts par les archéologues sont magnifiquement sculptés et décorés. On trouve notamment des masques en bois peint et des figurines en ivoire représentant des animaux et des personnages humains. De rares sites de gravures rupestres ont également été découverts.

En l’an mille de notre ère apparaît la culture de Thulé. Ancêtres des Inuit contemporains, les hommes de Thulé se substituèrent, semble-t-il, aux peuples précédents et imposèrent leur mode de vie, centré principalement sur la chasse à la baleine et aux grands mammifères marins.

 

Qallunaat : blanc

 

Au xixe siècle, soit plus de 900 ans après la découverte de l’Arctique par les Scandinaves, les Européens rallièrent de nouveau les territoires inuit. Ils venaient y chasser les baleines dont l’importante quantité d’huile était désormais indispensable pour s’éclairer, se chauffer et faire fonctionner les machines.

 

Nunavut : notre terre

 

La Conférence circumpolaire…

À fin des années 1970, une organisation non gouvernementale a vu le jour afin de défendre les intérêts de l’ensemble des populations inuit. La Conférence inuit circumpolaire représente aujourd’hui encore 150 000 Inuit du Groenland, de l’Arctique canadien, d’Alaska et de Sibérie.

 

…et l’autonomie

Depuis 1979, le Groenland, rattaché au Danemark, bénéficie d’une autonomie politique. En 1999, au Canada, le Nunavut a également obtenu le droit à un gouvernement régional et a pris Iqaluit pour capitale. À leur tour, les autres territoires inuit, comme le Nunavik et le Labrador, négocient aujourd’hui différentes formes d’autonomie.

 

 Nunavut, Nunavik, Labrador, Territoires du Nord-Ouest

 

Environ 40 000 Inuit peuplent l'Arctique canadien que constituent le Labrador, le Nunavik, le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest. Hier semi-nomades, les Inuit du Canada constituent aujourd'hui une cinquantaine de petites communautés de plusieurs centaines de personnes. Ces groupes régionaux parfois très distincts, se répartissent sur un territoire immense. Pourtant, qu'ils se nomment Inuit, Inuinnait ou encore Inuvialuit, tous partagent des valeurs communes et tirent profit des ressources que donnent la terre et la mer.

 

Un monde d'itinéraires

 

Pendant plusieurs siècle, la subsistance des Inuit a entièrement dépendu de la chasse et de la pêche. Obligés de suivre les animaux dans leurs migrations pour assurer leur propre survie, les Inuit ont longtemps mené une existence nomade. Ils cheminaient alors de campements d'été en campements d'hiver, par petites unités familiales ou en groupes plus importants. Des famines et des disettes, encore présentes dans les souvenirs des aînés, frappaient quelquefois les populations. Le programme de sédentarisation des familles mis en place dès les années 1950 par le gouvernement canadien avait, entre autres objectifs, de faire face à ces crises.

 

Vivre ici

 

La vie des Inuit a changé, l'évolution de leur mode de vie l'a rendue plus facile. Les familles, regroupées dans des petites communautés, sont désomais à l'ari du mauvais temps ou des migrations imprévisibles des espèces.

 

 

↑HAUT

 

Retournez au carte de site

 

 


© 2004 Muséum national d'Histoire naturelle