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| Francophile
bien plus encore qu'il n'était anglophile,
Edgar P. Jacobs éprouvait une vive admiration
pour les intrigues insolites et captivantes de romans
populaires parisiens mille fois adaptés au
cinéma, de Fantômas de Souvestre
et Allain en passant par Rouletabille de
Gaston Leroux ou Arsène Lupin de
Maurice Leblanc. |
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| Nées
en Belgique le 26 septembre 1946 dans les pages de l'hebdomadaire
Tintin, les aventures de Blake et Mortimer ont
connu, dès 1948, un fulgurant succès auprès
des jeunes lecteurs français. (et engouement massif;
qui n'a cessé de croître au fil des années,
n'a pas tardé à conduire les pas des héros
britanniques de Jacobs {qui avaient déjà
visité le Proche-Orient, l'Égypte, la Grande-Bretagne
et l'Atlantide) en France, et plus particulièrement
en région parisienne: trois des huit épisodes
de la série se déroulent ainsi sur le territoire
francilien. |
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Paris
et ses environs se sont donc, en toute logique,
imposés parmi les décors de prédilection
des enquêtes mystérieuses de Blake
et Mortimer. C'est pour cette raison que cette exposition
s'intitule «Blake et Mortimer à Paris
!», en hommage au sous-titre de.S.0.S.
Météores !, cinquième
aventure du célèbre tandem britannique.
Souvent associées aux ambiances brumeuses
d'un Londres fantastique, les histoires de Jacobs
participent d'un mouvement beaucoup plus vaste,
traquant sans cesse au sein du réel les éléments
de l'inquiétante étrangeté
qui sourd de la surface des apparences... |
| C'est
ainsi que des faits scientifiques comme l'atome,
la robotique ou le réchauffement de la planète,
et des éléments historiques comme
l'Égypte antique, la Seconde Guerre mond
ia le ou la Guerre froide ont nourri son approche
du récit, profondément original dans
le champ artistique de la bande dessinée.
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| En
ce sens, le lieu même du Musée de
l'homme et les collections du Muséum
et de la Réunion des Musées Nationaux
offrent à chaque visiteur l'opportunité
de suivre, à rebours, le chemin créatif
d'un auteur majeur du XXe siècle qui s'est toujours
impliqué dans son œuvre avec une empathie
et un sens de la dramaturgie digne des plus grands romanciers,
élevant ainsi la bande dessinée au rang
des arts les plus emblématiques de son temps. |
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